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3 septembre 2021 5 03 /09 /septembre /2021 21:37
Triathlon de Montriond-Morzine du 28 août 2021

Vacances !!! Oui je sais, je n'ai repris que depuis juin après des mois subis de "chômage partiel" qui m'ont offert une année sabbatique où j'ai pu me consacrer à mes activités sportives favorites. Mais sans compétitions le plaisir était partiellement gâché car les efforts quotidiens sans aboutissement réel...

Les triathlons d'Aix en Provence, puis Troyes, et enfin Paris ont été annulés. Je m'étais rabattue in extremis sur la première édition du L d'Embrun début juillet au lieu de l'Ecotrail initialement prévu. C'était solo et sur un we assez fatiguant mais dans un lieu adoré que je connaissais parfaitement, donc le stress était moindre.

Oui, parlons en du stress !!! Plus de 30 ans que j'épingle des dossards et je n'arrive toujours pas à appréhender une compétition en mode zen...😱

La reprise du travail de nuit m'a totalement déglinguée, je dors peu, mal et je me sens assez fatiguée, donc sur les nerfs.

Je n'ai absolument pas confiance dans les prévisions météo, et je prévois mes affaires pour chaque cas de figure.

Mark a la gentillesse de bien vouloir m'accompagner pour ce we, avant de filer rejoindre des copains randonner sur la partie espagnole "del Camino" (Chemin de St Jacques de Compostelle). C'est la première fois qu'il va assister à une épreuve de triathlon et il déborde de questions concernant le déroulement et la réglementation.

Ce triathlon n'était pas du tout prévu, tout comme celui d'Embrun un mois avant d'ailleurs, mais j'ai un besoin viscéral d'évasion et de nature XXL. Je m'y suis inscrite à peine 15 jours avant, en oubliant totalement que j'avais déjà un engagement sur le duathlon de Chantilly le même week-end ! (oubli car cette inscription datait de 2020 et que le duathlon avait été reporté, ce que j'avais zappé).

Nous arrivons à l'hôtel Du Lac le bien nommé, à Montriond, le seul où il restait encore des chambres.

 

Triathlon de Montriond-Morzine du 28 août 2021

Mark s'y sent directement comme un poisson dans l'eau : l'hôtel appartient à un couple d'anglais et quasi tout le personnel est british (sauf le chef cuistot, écossais, personne n'est parfait, lol) et du coup toute la clientèle britannique. Et d'ailleurs le site regorge d'anglo-saxons !!! Je n'ai pratiquement pas entendu parler le français en 3 jours, c'est dire !

J'étais déjà venue ici, il y a plus de 30 ans, en plein hiver, afin de disputer une compétition de chiens de traîneaux, le premier sport de ma première vie ... Evidemment le cadre est bien différent ! Mais quelle vue !

Triathlon de Montriond-Morzine du 28 août 2021

Nous sommes à un peu plus de 1000 mètres d'altitude, et le lac est encaissé par les montagnes, autant dire que je ne m'attends pas à ce qu'il soit à la même température que mes petits étangs de Cergy chéris !

Il est splendide, d'un bleu vert changeant selon la luminosité de la journée. J'y trempe mon thermomètre fétiche : + 14 ° !!! Oups, il doit être HS. Je demande conseil au loueur de SUP : environ 18° me répond-il ...😨

En fait il fait bon au soleil, mais dès que l'on se trouve à l'ombre (ce qui arrive vite en fin de journée ici) il fait vraiment frais, avec un petit vent qui n'arrange rien.

Dès nos affaires posées, je pars pour le dernier entraînement de qualité de course à pied de la semaine avec une bonne séance au seuil. Un sentier plat, de bonne qualité (gravillons) fait le tour du lac entièrement sur une distance de 3km. Idéal ! 

Triathlon de Montriond-Morzine du 28 août 2021

Le lendemain j'ai une sortie vélo de 2h de prévue. Autant en profiter pour reconnaître un partie du parcours, surtout la descente depuis le col d'Avoriaz afin de juger si je dois me la jouer prudente ou non. Pas question cependant de monter le col à vélo, j'ai besoin de mon énergie pour demain ! Mark m'y dépose en voiture. Pas frais là haut sans échauffement ! (1800 m) J'enfile mon coupe-vent et c'est parti !

Triathlon de Montriond-Morzine du 28 août 2021

Je m'éclate dans la descente, malgré la fraîcheur. A part un ou deux virage assez techniques, car en épingles à cheveux, ça passe nickel. Par contre je n'avais pas du tout envisagé le vent sur Morzine ! je me sens déportée avec mes roues Cosmic et mon poids plume. Un changement de roues s'impose avant la compèt' ainsi qu'un petit allègement en virant mes prolongateurs dont je n'aurai pas besoin demain.

Triathlon de Montriond-Morzine du 28 août 2021

Je ne sais absolument pas pourquoi (la présence de Mark peut-être ? ) mais je sens mon stress pré-compétitif m'envahir dangereusement. Comme souvent ,c'est la partie natation que je redoute le plus. J'ai peur d'avoir froid.

Je croise une femme qui semble être de ma génération et qui enfile sa combi pour une petite séance dans le lac, autant, si ce n'est plus, paniquée que moi. Elle me confie ses mêmes craintes que les miennes et m'avoue que de toutes façons elle sera dernière de la course comme d'habitude.

Mark tient à descendre avec moi à Morzine récupérer mon dossard. Effectivement, au vu de la "starting list", nous ne sommes que deux dans ma catégorie d'âge (VF4). La T2 se déroulera ici alors que la T1 sera à Montriond, ce qui complique un peu l'organisation, puisque je dois dès à présent laisser aux bénévoles (tous anglais !!! il y a un nid dans cette région !!!) mon sac de course à pied comprenant mes chaussures, lunettes, et surtout ceinture porte-bidon déjà dûment rempli.

 

 

Triathlon de Montriond-Morzine du 28 août 2021

D day, il n'y a pas grand monde dans le parc à vélo à son ouverture !!! Comme d'hab' j'y arrive dans les premières, mais faut dire que l'hôtel est juste en face !

Le départ n'est qu'à 10h, ce qui, en principe, me laisse tout le temps pour me préparer (= moult A/R pipi de stress à l'hôtel ! lol)

Je prépare mes affaires, sous l'œil attentif de Mark resté à l'extérieur du parc.

Un speaker nous somme de sortir du parc pour 9h30. Etant donné que le départ du S a lieu à 9h45 j'imagine que cette annonce leur est destinée. Pas du tout ! Du coup branle bas de combat pour enfiler ma combi, attraper bonnet et lunettes et sortir du parc !!!

Il fait trop chaud au soleil, je me place à l'ombre en écoutant le briefing aux côtés de Mark. Il y aura 3 vagues de départ : par groupe de 50. Je serai dans la dernière réservée aux féminines + relais. 

Triathlon de Montriond-Morzine du 28 août 2021

150 inscrits, une trentaine de femmes, c'est pas la foule des gros triathlons ! Mon stress disparait dés la première vague partie. J'ai hâte ! Je retrouve ma "copine" d'hier, Régine, et bavardons 2mn avant de nous élancer à notre tour. 

Triathlon de Montriond-Morzine du 28 août 2021
Triathlon de Montriond-Morzine du 28 août 2021
Triathlon de Montriond-Morzine du 28 août 2021

Première impression, même si l'eau n'est pas chaude, elle n'est pas froide non plus. Les bouées sont faciles à repérer et je ne suis pas du tout gênée dans ma nage. Je crois même que c'est la première fois de ma vie que j'arrive à doubler d'autres nageurs ! 🤣

Nous avons deux tours de 750m à effectuer, mais sans sortie à l'australienne comme j'avais cru comprendre avant de relire le règlement.

La sortie de l'eau est plus problématique et on doit me pousser pour que j'y arrive !!! Je nage en 30mn et dois ensuite courir sur une longue portion en côte avant de regagner le parc à vélo tout en commençant à enlever ma combi.

Triathlon de Montriond-Morzine du 28 août 2021
Triathlon de Montriond-Morzine du 28 août 2021

A la sortie de cette première transition (4'23) je me classe 70ème au général. On doit laisser toutes nos affaires de natation dans un grand sac poubelle qui nous sera remis à l'arrivée.

J'attrape un gel énergétique tout en poussant mon vélo à l'extérieur du parc. Mark, est là et je lui jette mon emballage au passage lui demandant de le ramasser pour le jeter.

La ligne du départ franchie je monte sur mon vélo et j'entends des coups de sifflet derrière moi. Je me dis que quelqu'un n'a pas fermé sa jugulaire, mis son dossard à l'arrière, ou est monté trop tôt sur son vélo.

Et j'entends crier " dossard 128, carton jaune !"

Mais c'est moi ça !!! Je fais machine arrière et là un arbitre me somme de ramasser mon gel. Je lui explique qu'il n'y avait pas de poubelle mise à disposition à la sortie du parc et que je ne l'avais pas "jeté" dans la nature mais remis à mon compagnon au passage, tout ça en m'exécutant bien entendu pour ne pas risquer la disqualification !

Je reprends mon emballage que je jette finalement 50 mètres plus loin dans une poubelle communale.

Triathlon de Montriond-Morzine du 28 août 2021

Et c'est (enfin) parti pour les 40 km à vélo !!!

Mis à part un faux plat descendant pour sortir de Montriond et rejoindre Morzine, les premiers kilomètres sont directs en côte. Un aller-retour en sortie de Morzine sur une route propre et sans virage, puis on attaque les 14 km de la montée vers le col d'Avoriaz.

Triathlon de Montriond-Morzine du 28 août 2021
Triathlon de Montriond-Morzine du 28 août 2021

Comme prévu, plusieurs triathlètes me doublent dans cette partie. Je tente pourtant d'appliquer les bons conseils de mon collègue Loïc, à savoir mouliner au max, même en 34/32 je force !

Puis c'est au tour des filles de me dépasser : une, puis deux, puis trois... Pas le moment de démoraliser ! Je monte lentement MAIS surement ! lol

L'avantage de cet A/R Morzine-Avoriaz, c'est que je vois les premiers déjà redescendre. Le premier est largement devant. Puis les deux gars suivants sont assez près l'un de l'autre. En sixième position : la première féminine !!! Une vraie fusée.

Du coup je m'amuse à les compter histoire de me donner une idée de ma position chez les feminines. Ça m'occupe durant ma grimpette ! Je monte au col en 1h08 environ. Une fois arrivée au rond-point du demi-tour je n'enfile pas mon coupe-vent comme prévu : la grimpette m'a bien réchauffée ! 

Triathlon de Montriond-Morzine du 28 août 2021

La descente se déroule aussi bien que la veille. Je m'éclate. Ce n'est qu'une fois arrivée à l'approche de Morzine que je commence à avoir un peu froid, mon corps s'étant progressivement refroidi durant ces 17 mn à l'ombre des sapins. A l'approche du complexe sportif de Morzine je suis un peu perplexe, ne sachant pas trop où me diriger sans bénévole à proximité. Je roule prudemment ne sachant pas où je devrai mettre pied à terre avant la T2. J'aperçois Mark, ouf.

Triathlon de Montriond-Morzine du 28 août 2021
Triathlon de Montriond-Morzine du 28 août 2021

Voilà vélo bouclé pile en 2h. Il ne nous étais pas possible de reconnaître la zone T2 à l'avance alors je cours devant mon emplacement sans le voir... Demi-tour, je cale la selle sur le rack, dépose casque, lunettes et chaussures, enfile mes runnings, ma ceinture porte bidon et c'est parti !

A la sortie du parc un arbitre me fait remarquer que j'ai oublié de tourner mon dossard sur l'avant. Oups !

Mais ce n'est pas la seule chose que j'ai oublié ! Mon coupe-vent est toujours dans la poche arrière de ma trifonction : c'est idiot et inutile mais je retourne à mon emplacement pour le déposer. Bon cette fois c'est vraiment parti pour la course à pied !

(3mn passées à la transition, je passe à la 100 ème place)

Triathlon de Montriond-Morzine du 28 août 2021

Nous avons deux boucles de 5 km à effectuer le long d'un petit cours d'eau. 2,5 km à le descendre, petit pont, puis 2,5 km à le remonter. La pente est très douce mais perceptible et le chemin est très agréable, sur une sentier forestier assez caillouteux mais sans être dangereux. Cerise sur le gâteau le petit vent est dans le dos sur la partie retour. Je croise quelques triathlètes lors de mon premier tour qui sont sur leur finish. Sur le second au contraire je suis bien seule !

Mais je me surprends à courir plus vite que d'habitude : 11 km/h ! Ca faisait longtemps 😂

Je boucle la course à pied en 49' à la 45ème position.

Triathlon de Montriond-Morzine du 28 août 2021

L'arrivée est "ambiance" !!! Une horde d'enfant me crient des encouragements, Mark est là tout sourire, tentant de me photographier tout en tenant une grosse affiche à laquelle je ne fais pas trop attention au départ, trop heureuse d'en avoir terminé et de l'embrasser. 

Triathlon de Montriond-Morzine du 28 août 2021

Mon homme est quand même un type EXTRAORDINAIRE non ???

Triathlon de Montriond-Morzine du 28 août 2021

Il avait bien préparé son coup ce cachotier 😍

En m'attendant il avait briefé les gamins qui remettaient les médailles à l'arrivée (tous anglais, plus facile ! ) de me faire un barouf d'honneur à mon arrivée !  

Triathlon de Montriond-Morzine du 28 août 2021

Résultat, je boucle cette première édition du M de Montriond-Morzine en 3h27.

Je suis 97ème sur 111 finishers (20 ne sont pas venus et 2 ont du abandonner)

20ème féminine sur 26 (et la plus âgée aussi😉)

1ère de ma catégorie, largement devant Régine qui attaquait sa seconde boucle de cap lorsque je terminais.

Maintenant place à la suite des vacances sportives avec un petit séjour à Embrun pour peaufiner mes derniers entraînements en vue de l'Ironman 70.3 de Nice dans 15 jours ! (le 12/09/21)

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22 octobre 2020 4 22 /10 /octobre /2020 15:21
Un stage triathlon 100% féminin !

En déroulant machinalement les "évènements" proposés par Facebook, je tombe par hasard sur cette affiche postée par le Comité Départemental de Triathlon de l'Essonne.  

 

Voulant en savoir un peu plus, je me connecte sur leur site web et découvre le programme proposé :

Un stage triathlon 100% féminin !

Ça tombe bien je ne travaille pas ce week-end là.

L'évènement a lieu dans moins de 10 jours et je me risque à envoyer ma demande de participation à l'organisateur bien qu'étant dans un club val d'oisien.

 

La participation financière demandée n'est que de 40 €, ce qui me semble une somme très modique compte tenu des prestations proposées (différents modules avec coachs; les repas et l'hébergement)

 

La réponse affirmative est quasi immédiate. Chouette ! Malheureusement de nouvelles mesures gouvernementales tombent peu après et l'Ile de France devient une zone "écarlate" avec de nouvelles restrictions. 

Contre toute attente le stage est maintenu. Par contre la piscine devant fermer son accès au public majeur, l'entraînement natation sera remplacé par un cours théorique.

 

Quel dommage ! La natation étant mon gros point faible, et nageant toujours seule, c'est surtout pour tenter de m'améliorer dans cette pratique que j'aime participer à des stages divers et variés ... tant pis.

 

Le rdv est à 14h dans le site ô combien mythique du Centre National de Rugby à Marcoussis. J'avais déjà mesuré ma chance de découvrir le site de l'INSEP à Vincennes lors de précédents stages de natation, découvrir un nouveau pôle de renom dédié au sport m'enchante toujours.

 

Contrôle anti Covid oblige, les portes ne s'ouvrent que si la prise de température à l'entrée est négative. Le site est immense et très bucolique, clôt de hauts murs de pierre. D'énormes bâtiments jouxtent le parc, les différents terrains de jeux se trouvant en périphérie.

Un stage triathlon 100% féminin !Un stage triathlon 100% féminin !

Juste le temps de prendre possession de nos chambres car le rdv pour la première sortie à vélo a lieu 30 mn plus tard. Les chambres sont spacieuses, avec bureau et TV. Je partage la mienne avec une triathlète d'origine espagnole Martha, qui m'informe directement avoir déjà contacté la Covid. Nous nous tenons néanmoins éloignées l'une de l'autre.

Un stage triathlon 100% féminin !

Trois coachs masculins et une féminine nous encadrent, issus de différents clubs de triathlon de l'Essonne.

Toutes les filles sont maintenant rassemblées. Nous sommes 25 de tous âges (de 17 ans à ... moi, lol) et à la vue de certains vélos beaucoup sont débutantes. 

Un stage triathlon 100% féminin !

Nous partons toutes ensemble pour une durée d'environ 2h. Je suis dans le groupe de tête, et dès la première côte différents niveaux se détachent permettant aux coachs de définir 4 groupes. Pour la première fois de ma vie je suis dans le groupe 1 (c'est dire le niveau, lol) même si je me sens le maillon faible du groupe. 

Nous roulons ensemble jusqu'à Janvry avant que les groupes ne partent dans différentes direction.

 

Au rond point du centre du bourg j'aperçois un visage, pourtant masqué, qui ne m'est pas inconnu : belles bacchantes, appareil photo en bandoulière, nous nous dévisageons. Mince, il s'agit de Gérard Briand, alias "Shérif" que tous les cyclistes de Longchamp connaissent bien ! ("radio peloton"). Nous échangeons quelques mots, je lui explique le pourquoi de notre présence. C'est vrai que de croiser des pelotons purement féminins est plutôt rare !

 

Mon groupe est composé de 5 filles encadrées par Antoine du club d'Orsay. Nous partons rouler sur une boucle de quelques kilomètres afin de mettre en pratique les consignes que vient de nous apprendre notre coach : apprendre à rouler en ligne avec relais afin de mettre en place des stratégies de course lors de compétitions par équipes. C'est une première pour moi. Je connaissais la théorie mais la pratique est juste kiffante ! Nous nous prenons toutes au jeu et élaborons différentes stratégies afin de prendre en chasse Antoine.

 

A notre retour au CNR, des exercices très ludiques nous sont proposés sur l'un des terrains synthétiques afin d'améliorer nos transitions (monter et descendre du vélo en courant) et perfectionner la maniabilité de notre monture (jeux en groupe , rouler sur des cercles de plus en plus réduits, etc.)

En très peu de temps nous prenons toutes de plus en plus confiance, la peur de se faire mal en tombant étant inexistante sur ce type de revêtement.

Un stage triathlon 100% féminin !

Nous avons de la chance : la météo du week-end est clémente dés que le soleil pointe, un peu plus fraiche à partir de 18h.

Après une rapide collation, nous nous rendons dans l'une des nombreuses salles de réunion de la "résidence du XV de France" afin d'écouter les précieux conseils de Bernard concernant la natation.

Un stage triathlon 100% féminin !

Alors c'est sûr que rien ne remplacera un cours pratique mais Bernard a su parfaitement rebondir en distillant ses précieux conseils à l'aide de vidéos de nageurs dont nous analysons la technique, ou au contraire, le manque de technique. Il répond à toutes les questions qui ne manquent pas et je note, pour ne pas les oublier, les principaux exercices qu'il préconise.

 

J'aurais bien aimé l'avoir comme prof de nat' ! Fort de son expérience il en est arrivé à vraiment dissocier ce qui est utile à nous autres triathlètes de la natation en général.

Un stage triathlon 100% féminin !

Il est déjà 20h. Nous descendons au rdc dans l'une des salles proposant le buffet du dîner.

Entrée de crudités au choix, 2 plats chauds proposés, yaourts et desserts. Bon, il y a un peu de tout mais clairement les plats chauds sont de qualité très moyenne, très "cantine scolaire". Néanmoins ces grandes tablées où nous respectons bien évidemment la distanciation d'une chaise sur deux, nous permettent de mieux faire connaissance. Le club d'Orsay est en force, mais aussi quelques filles de Corbeilles ou de Palaiseau, d'autres solo comme moi. Nous partageons nos expériences passées, je fais un peu figure de "baroudeuse au long cours".

Puis retour dans les chambres. Je papote un peu avec ma coloc avant l'extinction des feux.

 

Dimanche matin nous apprenons durant le petit déjeuner que les chambres doivent être libérées à 10h contrairement à ce qui avait été annoncé.

L'équipe du XV de France débarque en effet en fin de journée et tous les lieux où ils devront se rendre doivent respecter une bulle sanitaire très stricte qui nous sont désormais interdits.

 

Nous sentons l'effervescence gagner le bâtiment: de nombreux vigiles sont en poste, Fabien Galthié, le sélectionneur de l'équipe de France de rugby et son équipe travaillent au rdc.

Nous devons regagner notre salle de conférence pour notre cours de mécanique par un escalier extérieur du coup.

Un stage triathlon 100% féminin !

C'est Bernard qui se charge du cours, appuyé par Antoine. Evidemment en si peu de temps, la question principale se borne à savoir réparer une crevaison. Bien que ce soit une formalité pour moi (enfin, beaucoup moins avec mon "Roubaix" et ses axes traversants dus aux freins à disques !) cet exercice intéresse la majorité de mes nouvelles copines paniquées à l'idée de crever, comme je l'étais à mes débuts.

Un stage triathlon 100% féminin !

Un rapide aperçu sur le réglage des dérailleurs, l'heure du cours est vite passée, c'est maintenant le moment de nous dégourdir les fesses ! Nous sommes déjà toutes en tenue de course à pied et partons trottiner à travers les allées du centre afin de nous échauffer avant la séance sur piste.

 

Notre coach multi tâches Bernard nous indique quelques éducatifs à réaliser, complétés par ceux que nous pouvons proposer. Alice, triathlète d'Orsay est vraiment la spécialiste des exercices ! 

 

Nous courons ensuite entre 6 à 8 fois des 200m à VMA (vitesse max) suivis de la même distance de récupération. J'en réalise d'habitude plus à l'entraînement mais la séance n'en est pas moins très intéressante car Bernard analyse notre foulée pour la corriger si besoin. 

 

Les filles qui n'y arrivent pas font un peu d'exercices de gainage sous la houlette d'Alice.

 

Plus de douche possible puisque nous n'avons plus de chambre. Heureusement que j'avais emporté ma serviette est des lingettes ! Je me change dans mon Kangoo avant de rejoindre le groupe pour le déjeuner.

 

Nous débriefons ensuite toutes ensemble avec nos coachs sur ces quelques heures de stage, le temps de digérer puis récupérons nos vélos pour l'ultime séance.

 

Un stage triathlon 100% féminin !

Peu de kilomètres car cette fois mon petit groupe, qui s'est un peu agrandi à cause du départ de notre coach féminin, a pour consigne le travail en côte. Antoine s'arrête fréquemment pour nous conseiller. Quelles fréquences de pédalage adopter, grimper assise ou en danseuse, tout y passe. Je n'apprends rien mais passe un très bon dernier moment. L'unique crevaison du week-end sera subi par Alice qui mettra en pratique le cours de ce matin !

 

Voilà, il est un peu plus de 17h de retour au CNR, les filles se promettent de futurs rdv de séances d'entraînements ou de déjeuners auxquels je ne participerai pas n'étant pas dans leurs clubs, mais je garde quelques contacts. Il est fort probable néanmoins que je retrouverai certains visages lors de futurs triathlons si la saison 2021 n'est pas un copié collé de celle de 2020 !

Un stage triathlon 100% féminin !

Voilà, il est un peu plus de 17h de retour au CNR, les filles se promettent de futurs rdv de séances d'entraînements ou de déjeuners auxquels je ne participerai pas n'étant pas dans leurs clubs, mais je garde quelques contacts. Il est fort probable néanmoins que je retrouverai certains visages lors de futurs triathlons si la saison 2021 n'est pas un copié collé de celle de 2020 !

Un stage triathlon 100% féminin !

En résumé, même si lors de ce week-end j'avais nettement plus d'expérience que la plupart des participantes et que les séances proposées n'étaient pas d'un niveau très élevé, je me suis quand même régalée !

On a toujours quelque chose à apprendre, quel que soit son niveau, ou à réapprendre lorsque parfois des exercices basiques sont oubliés.

C'est aussi toujours sympa de découvrir des lieux inhabituels, de sympathiser avec d'autres athlètes, d'échanger tout bêtement.

 

J'ai eu souvent l'occasion de bavarder avec Antoine, qui connaît Jean-François Orhan l'ancien président du VMT (Vallée de Montmorency Triathlon, club val d'Oisien organisateur du triathlon d'Enghien-les-Bains) et dorénavant investi dans le Comité de triathlon du Val d'Oise, et lors de leurs échanges il a été question de programmer aussi ce genre de stage pour les triathlètes val d'oisiennes : j'espère sincèrement que ce projet aboutira !

Un stage triathlon 100% féminin !
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26 août 2020 3 26 /08 /août /2020 11:03
Du 21 au 24 août 2020

Du 21 au 24 août 2020

Depuis que la course à pied m'est devenue de plus en plus douloureuse (arthrose des genoux) en 2007, le vélo est rentré dans ma vie à 45 ans !

 

J'avoue au départ j'ai eu du mal ... à apprécier ce nouvel effort, à mettre en place des entraînements spécifiques dans cette nouvelle discipline, à me dégager du temps pour aller rouler (activité TRÈS chronophage !) et tout simplement à comprendre ma monture.

 

Et puis tout s'est mis en place progressivement. De fil en aiguille au grès des rencontres, des bons conseils, de mes lectures, de ma mutation sportive de la course à pied vers le triathlon (2011), de ma solitude retrouvée (l'oiseau ayant quitté le nid familial et me dégageant des plages de loisirs rallongées), de ma formation de mécanicienne, le vélo a pris de plus en plus de place dans ma vie de sportive et le plaisir d'aller rouler de plus en plus conséquent.

 

"Faire du vélo" peut se pratiquer de multiples manières, un peu comme en course à pied. Le sprinteur sur 100 mètres est un coureur, au même titre qu'un ultra marathonien. Pourtant un monde les sépare. C'est pareil avec le vélo. Entre les purs compétiteurs sur différentes distances, les randonneurs, les triathlètes, les vététistes, les cyclosportifs, les vélotaffeurs, et j'en passe; chacun sachant appuyer sur des pédales pourra trouver son bonheur dans sa discipline de prédilection.

 

Pour ma part, adepte des efforts au long cours en course à pied, c'est tout naturellement que j'ai pris de plus en plus de plaisir à rallonger certaines de mes sorties à vélo au fil du temps.

 

J'ai passé l'âge des efforts explosifs depuis longtemps, je ne serai jamais Jeannie Longo ! lol

 

J'ai participé à ma première longue cyclo avec feu la "Paris-Honfleur" en 2013 (218 km en 8h30), puis ai goûté à la montagne, participé à deux "Etape du Tour"(2018 et 2019), d'autres cyclos de différentes distances, mais mon plaisir favori reste solitaire : rouler seule et longtemps.

 

 

Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)

L'hiver dernier, lorsque je planifiais scrupuleusement comme à mon habitude, ma saison sportive à venir (quelques triathlons de préparation printaniers avant un Ironman en Espagne à la mi juillet) j'envisageais d'enfin me programmer sur deux de mes jours de repos en août, le fameux "Paris-Londres" à vélo. Truc qui me trotte dans la tête depuis 2 ou 3 ans.

Evidemment tout ce beau programme est tombé à l'eau avec la pandémie et cerise sur le gâteau, le Royaume Uni instaure une "quatorzaine" obligatoire pour tous les ressortissants français arrivant sur son territoire dès la mi-août.

 

Déclarée "salariée vulnérable" (problèmes pulmonaires) et à ce titre toujours au chômage partiel depuis la mi-mars, l'hyper active que je suis a tout loisir d'occuper son temps libre à travers mes différentes pratiques sportives, et mon naturel indépendant et solitaire me permet de ne pas (trop) souffrir de ne côtoyer qu'un nombre TRÈS réduit de personnes de mon entourage proche.

 

Alors après avoir repris l'entraînement cycliste en extérieur dès la fin du confinement (home trainer un jour sur deux pendant), je rattrape vite mon retard sur les routes ultra plates des Landes en juin, puis sur celles ô combien pentues des Hautes Alpes en juillet. Et en août alors ?

 

Ça me prends comme une envie de glace au chocolat : ma meilleure amie étant partie se reposer comme chaque année au mois d'août dans sa maison familiale du Cap Ferret, je me dit "et pourquoi ne pas la rejoindre quelques jours ?" ... à vélo évidemment !

Mais entre la météo qui se  dégrade  brusquement et les allées et venues des différents membres de sa famille il devient très compliqué de caler une date. Et puis comment remonter en TGV avec l'obligation que le vélo soit démonté et rangé dans une housse ? Envoyer la dite housse et quelques affaires civiles par la Poste au préalable ? Trop lourd, délai trop juste ...

 

C'est un ami de mon club à qui j'en parle qui me donne l'évidente solution : 

"fais le chemin inverse !"

 

En moins d'une semaine je trace alors mon parcours sur Strava : 645 km en quatre étapes. Je m'aide de l'itinéraire vélo proposé par Mappy, le but étant de rouler sur le moins de kilomètres possibles, tout en évitant les grosses artères et les chemins de terre de certaines pistes de VTT !

Je ne possède pas (encore) de "randonneuse", ce type de vélo conçu pour être solide et transporter tout un tas de bagages. C'est pour cela que mon périple doit être le plus court possible. Mon vélo choisi sera donc tout naturellement mon Roubaix de Specialized, typé confort.

Je l'équipe d'une simple sacoche de cintre à l'avant, de mon habituelle réserve alimentaire fixée sur le tube horizontal, de deux bidons à l'arrière remplis du parfait nécessaire en cas de problème mécanique et de réparation, et le reste dans mon sac à dos.

Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)

Je réserve mes deux billets de trains la semaine précédant mon départ, le TGV de Paris Montparnasse pour Bordeaux, le TER de Bordeaux pour Arcachon, puis le bac qui me fera traverser le Bassin d'Arcachon et débarquer sur la pointe sud du Cap-Ferret.

 

Mon aventure commence le jour du départ : le vélo dans une main, le sac contenant ma housse de transport dans l'autre, et mon sac à dos XXL Huub de triathlon contenant le sac du retour à vélo, mes sacoches, de quoi nager, courir, dormir, dîner en famille et profiter de ces deux jours au Cap Ferret. Bref, chargée la petite Nini.

 

Heureusement que la ligne H me déposant à la gare du Nord passe en bas de chez moi ! Les vélos sont autorisés dans le RER (sauf aux heures de pointe) mais pas dans le métro. Je descends tant bien que mal vers la rame me conduisant jusqu'à Denfert-Rochereau d'où je marche jusqu'à la gare Montparnasse. J'ai bien fait d'avoir pris de la marge : c'est pire que dans un aéroport là !!! Des sas pour chaque TGV où s'entassent (sic) les voyageurs durant 1h avant que les fauves soient lâchés vers leur quai. Quel boxon !

 

On me somme de démonter mon vélo et de le ranger dans sa housse. C'est plié en 2 mn, mais quelle galère pour le transporter maintenant ce sac ! La bandoulière sur mes épaules il traîne encore par terre, il me manque 10 cm Maman, lol . Je dois le porter à bout de bras, heureusement que j'ai fait de la muscu durant le confinement !

 

Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)

TGV ok. Dans le TER le vélo peut être remonté. J'ai un peu de mal avec la roue arrière, pas habituée aux axes traversants d'une roue à disque. Un gentil monsieur qui est monté avec son VTT me propose son aide. Nous papotons jusqu'à son arrêt à la Teste-de-Buch. Du coup je pense à un ancien collègue Mathieu, fan de surf, reparti vivre chez lui ici il y a quelques années et qui a monté sa petite société de croisières sur le Bassin d'Arcachon.

 

A Arcachon je galère un peu pour trouver le quai du départ, mais heureusement je ne marche que 15 mn. Il fait beau et chaud. Je me positionne dans la file d'attente avant d'embarquer, et lorsque c'est mon tour de monter, empêtrée avec mon vélo et mes sacs, un gentil gars me propose son aide : "t'as besoin de moi chef ?" Purée !!! C'est Mathieu !!! Masqué comme tout le monde et ses beaux yeux bleus cachés sous ses lunettes de soleil je ne l'avais pas reconnu ! Son bateau est en panne, du coup il aide à la compagnie des bateliers d'Arcachon. 

 

Je suis super contente mais ces retrouvailles ne sont que de courte durée car mon bateau part. 30 mn plus tard me voici débarquant au Cap-Ferret. Mon amie Claire m'y attend, embarque mes sacs dans son véhicule tandis que je regagne sa magnifique villa à vélo.

 

Je suis logée dans une petite dépendance jouxtant la villa. Les repas se font en extérieur sur la terrasse et le soleil est de la partie pour ces 2 merveilleuses journées. Footings à jeun le matin pendant que tout le monde dort encore, bronzette sur la plage l'après-midi, nage à marée haute dans le Bassin et rosé à l'apéro, la vie est belle. 

Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)
Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)

Je peaufine mes petites affaires la veille. Une petite sacoche imperméable pour chaque fonction : la trousse de toilette réduite au minimum et premiers secours, celle des vêtements pour le change/nuit (sous vêtements, caleçon, t-shirt et tongs), celle pour tout ce qui est chargeurs et câbles (pour le téléphone, le GPS, la montre connectée, les lumières du vélo + une batterie de recharge, celle des barres (Feed) et poudres énergétiques (Overstim's) et un sachet repas de secours au cas où, un mini antivol, des masques chirurgicaux, mon parcours découpé dans une carte routière (trop prévoyante ?) mine de rien mon sac pèse un peu plus de 3,5 kg.

Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)

Un peu d'appréhension quand même. Que mon GPS plante (il est obsolète et tient mal la charge); que mon tracé comporte des erreurs (genre je me retrouve dans un champ ce qui m'est déjà arrivé) et vu mon manque total de sens de l'orientation ce serait risquer de me rajouter des km inutiles; que je n'ai pas le niveau physique pour enchaîner autant de km à la suite sans jour de repos (là j'en connais qui vont rigoler).

 

Le manque de confiance en moi est l'un de mes (nombreux) défauts.

 

Rouler 180 km et plus en une traite je sais faire et l'applique au moins 2 fois/mois. Rouler autant sur 4 jours avec 3,5 kg sur les épaules et 3 kg sur le vélo même sur des parcours plus ou moins plats c'est l'inconnu. 

 

L'année dernière nous avions roulé avec mon club de triathlon 175 km pour aller jusqu'à Dieppe et idem le lendemain pour rentrer. Mais je n'étais pas seule. L'effet du groupe booste, et rouler dans l'aspiration des roues de celui qui vous précède aide énormément. 

 

​​​​​​​Je me souviens que lorsque je pratiquais la course à pied sur des épreuves par étapes, la forme augmentait crescendo contrairement à ce que l'on pourrait croire, le troisième jour étant le must.

Mais à vélo ?

Je pars au lever du jour pour cette première étape. Je dois remonter tout le long des multiples bourgs qui composent le Cap-Ferret via la piste cyclable, traverser le Médoc jusqu'à prendre un bac à Lamarque pour rejoindre Blaye en face.

Ça commence bien,  je galère à retrouver le début de la piste cyclable dans les rues encore désertes du Cap-Ferret. Heureusement qu'un gentil monsieur promenant son chien me remet dans le droit chemin ! 

Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)

Je réussis même à me planter de direction sur la piste. Mal réveillée ? Je suis encore dans le stress de l'inconnu et du coup apte aux erreurs d'orientation.

 

Bon, après quelques km (2 h ! lol) et au moins deux arrêts pipi je me sens enfin "dans" mon trip. Je roule pas mal. Protégée du peu de vent. Il y a du soleil mais ce ne sont plus les grosses chaleur non plus. Une météo idéale. Je traverse différents vignobles au noms évocateurs pour les amateurs de crus de l'Entre deux Mers et du Médoc.

 

Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)

Je m'étais fixée pour objectif d'arriver un peu avant midi à Lamarque afin d'avoir le temps d'embarquer sur le bac partant à midi 30. Mais je suis à moins de 3km du quai d'embarquement à 10h45 et un bac part à 11 h ! Ce serait bête de le louper.

J'appuie sur les pédales, me faufile à travers le flot des voitures patientant pour embarquer, et finalement à 10h55 je suis sur le bateau avec mon vélo. Quel temps de gagné ! 

Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)
Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)

La traversée de l'Estuaire de la Gironde est rapide, et moins de 30 mn plus tard je repars de Blaye ultra motivée. J'ai déjà roulé 80 km depuis mon départ, il m'en reste presque 90 jusqu'à mon point de chute à Jarnac à l'est de Cognac. 

 

 

Par précaution j'avais recouvert ma selle d'origine (Power Specialized) d'une housse en gel trouvant que le poids du sac avait l'inconvénient de m'enfoncer sur mon assise et ré-activant mes anciennes douleurs aux ischios.

Malheureusement cette option perturbe ma hauteur de selle dés le départ et de plus une douleur s'installe inexorablement sur mes parties intimes au fur et à mesure des km m'obligeant à rouler en danseuse de plus en plus fréquemment.

Je ne pense sur le coup qu'au poids du sac et pas du tout à la housse en gel cependant. C'est tout juste si j'apprécie de longer la Charente !

 

Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)

L'arrivée à mon hôtel est une délivrance après 170 km et un peu plus de 7h passées à rouler.

Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)

Je suis dans un Logis de France.

Une bâtisse magnifique dans un endroit superbe, tenue par un couple de septuagénaires britanniques. Je me suis faite plaisir sur ce coup là !

Au demeurant je n'avais pas eu trop le choix en peaufinant mon voyage : trouver des hôtels ouverts au mois d'août  en traversant la campagne française n'était pas aisé à moins de trop raccourcir ou rallonger mes étapes.

Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)

Dîner gastro, il fait un peu frais cependant à l'extérieur et je ne traîne pas avant d'aller me coucher. La chambre est très confortable et décorée avec le charme anglais mais mes douleurs sont réelles. J'ai l'impression d'avoir le sexe totalement tuméfié et ma nuit est pénible du coup.

Le petit déjeuner n'étant pas servi avant 9h, j'ai eu droit à un plateau de reine préparé par la cuisinière la veille, avec bouilloire pour mon café à l'aube. Je décolle à 7h30 ce matin, motivée pour la seconde étape, la plus longue de mon périple. J'ai viré la housse en gel et effectivement mis à part mes douleurs résiduelles, ça va beaucoup mieux.

Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)

Des vignes, des vignes et encore des vignes. Le raisin n'est pas loin d'être vendangé. Pas de souci en cas de fringale ! Tous ces beaux vignobles sont destinés à la fabrication du Cognac.

Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)

Je traverse de charmants villages. Comme hier quelques arrêts pipi durant les deux premières heures. J'en profite pour faire des photos. Ensuite ma transpiration est telle que mes reins sont en mode veille. Mes deux bidons de 700ml me permettent de tenir 6h. Que la France est belle !

J'en profite d'autant plus aujourd'hui que le vent est favorable, dans le dos, bien que très modéré.

Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)
Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)

La Charente, puis la Vienne, je fais une courte halte à Chauvigny, qui sera la 12ème étape du Tour de France dans 3 semaines. La ville est décorée comme il se doit pour l’événement et le revêtement des routes nickel. Je refais le plein d'un bidon dans un café, il me reste un peu plus de 50 km à parcourir.

Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)
Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)

Me voici dans le Centre/ Val de Loire et après 7h30 d'efforts pour 184 km, je débarque à une quarantaine de km de Châteauroux dans la Brenne, à Mézières-en-Brenne.

Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)
Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)

Cette région est une découverte pour moi, et ça tombe bien car cette nuit je dors dans un gîte au dessus de l'Office de Tourisme très bon marché de surcroît. J'en profite pour prendre quelques documents histoire de découvrir sur le papier l'histoire et la géographie de la région avant de la traverser demain. Une bonne bière à potasser tout ça avec les derniers rayons du soleil de la journée et je regagne ma chambre après m'être ravitaillée à la supérette du coin.

Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)

La région est composée de multiples étangs créés artificiellement au XIIème siècle afin de réguler les inondations dévastant les cultures, et Mézières -en-Brenne est traversée de charmants canaux où je ne doute pas que les moustiques ont du élire domicile.

Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)
Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)

Le point positif ? J'ai un dortoir de 4 personnes pour moi toute seule, Covid oblige, et une cuisine est à disposition pour mon petit déjeuner demain matin.

Le point négatif ? Un beau mariage a eu lieu cet après-midi et tous les jeunes infortunés de la noce ont réservé ici ...

Et ce qui devait arriver arriva. Entre 2h et 4h du mat', ils sont rentrés par petits groupes complètement éméchés et terriblement bruyants. Éclats de rire, porte qui claquent, j'ai été réveillée en sursaut avec impossibilité de me rendormir avant 5h. Bref, le réveil fut pénible ! Avec une bonne migraine en prime et les jambes dévorées par les moustiques.

 

Du coup, cette 3ème étape va être, comment dire... compliquée !

 Je décolle plus tard que d'habitude, à 8h. Mon étape n'est "que" de 150 km, alors peu importe.

Après l'Indre, je traverse la Sologne.

Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)

Les vignobles laissent peu à peu la place à d'autres cultures. Beaucoup de tournesols, c'est frappant. Mais les disparités entre les différentes orientations des champs et la date à laquelle les tournesols ont été semés font que certaines parcelles sont encore en pleine floraison alors que d'autres déjà fanées et prêtes à être récoltées.

 

Les blés ont déjà été moissonnés, les maïs attendent leur tour, les tracteurs labourent, l'odeur de la terre me fait l'effet d'une petite madeleine de Proust et me transporte illico dans mes souvenirs d'enfance en vacances dans l'Aube.

Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)

 Une petite soixantaine de km plus tard et me voici traversant Saint Aignan : le célèbre zoo de Beauval qui s'y trouve a ouvert il y a peu et les premiers bouchons en amont et en aval de l'entrée du zoo me rendent très vigilante. Il faut dire qu'aujourd'hui nous sommes un dimanche.

 

Je continue ma route, parfois sur de terribles départementales usantes et longilignes, parfois sur des petites routes plus bucoliques. Mais rien de plat. 

C'est fou, chaque village traversé est dans un creux, dont il me faut ressortir à chaque fois par de terribles côtes. Courtes, mais raides.

 

Je suis de mauvaise humeur aussi aujourd'hui... La faute a cette foutue migraine qui me tenaille et aux piqûres de moustiques sur mes cuisses qui ont tendance au fur et à mesure de la journée à faire mauvais ménage avec le silicone du bas de mon cuissard. Bref, ça brûle, ça gratte, et ma tête explose. Hors de question d'avaler un Doliprane, les antalgiques pouvant avoir des effets désastreux sur les reins en cas de déshydratation comme c'est plus ou moins mon cas tant je transpire sur ces étapes.

 

Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)

Je longe le magnifique manoir de Contres, puis le château de Cheverny, celui de Chambord ensuite. Heureusement que ces belles demeurent me redonnent le sourire ! 

Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)
Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)

Après 5 bonnes heures à pédaler je traverse enfin la Loire.

Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)

J'emprunte une partie de la "La Loire à Vélo", même si à un moment donné le macadam laisse la place à une sorte de terre battue crayeuse dont je me demande à chaque tour de roue si je ne vais pas subir une crevaison ! Heureusement que je suis en section de 28 mais je préfère remonter sur la route, la chance m'ayant épargné jusque là tout problème mécanique et autres.

Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)

Beaugency, splendide ! Orléans se rapproche. Le point de chute du jour.

Enfin, pas exactement Orléans, la périphérie, et ce soir je dormirai dans un Kyriad là aussi bon marché. J'avale enfin le sachet repas "au cas où" à mon arrivée dans ma chambre, chouette, 250 gr de moins à trimbaler demain et j'avale mon Doliprane. Repos devant la télé, je m'informe des dernières nouvelles, il y a une semaine que je n'avais pas allumé un poste.

Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)

Bien dormi, je me réveille en forme et sans réveil, la migraine a disparu. Il fait gris et un peu frisquet.

Je traverse Orléans, fais attention aux multiples rails du tramway, à la circulation de ce lundi matin de tous ceux se rendant à leur travail. Je suis chanceuse dans mon "malheur". Poumons de merde mais santé de fer, à condition que je ne "LA" chope pas ...

Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)
Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)

Youpiiiii !!! C'est la dernière ! La plus courte aussi. Et mon sac à dos s'est terriblement allégé, ayant eu la bonne idée ce matin (mieux vaut tard que jamais  ! lol) de caser les quelques barres énergétiques me restant dans ma sacoche de cintre.

 

Orléans passé je quitte progressivement le Val de Loire pour arriver dans la Beauce. 

Pour faire passer ma migraine d'hier qui était aussi certainement due à un début de déshydratation, j'ai bu 1,5 litre de flotte dans la soirée et un peu la nuit. Et comme le ciel a décidé de rester gris ce matin et que du coup je transpire à peine, ben mes reins ont bien relancé la machine et je suis obligée de m'arrêter toutes les heures max pour soulager ma vessie. 

Je suis encore dans les champs, le décor change peu à peu.

Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)
Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)

Je remonte lentement mais surement vers Paris. 

Mon ami Anto à qui j'envoyais chaque soir le parcours de l'étape du lendemain, avait été désespéré en découvrant le tracé de cette dernière étape, allant jusqu'à me proposer de rallonger un peu en passant plus vers l'ouest jusqu'à Saint Germain en Laye où il travaille et de me ramener ensuite en voiture.

Je décline sa proposition. Au moins je vais découvrir la banlieue sud ! lol 

Et puis traverser Paris j'aime bien. Je suis habituée. Pas avec ce type de vélo, non, avec mon vélo urbain, mais j'y circule ainsi depuis plus de 20 ans alors j'ai acquis quelques réflexes ...

 

Je pensais quitter la cambrousse en arrivant sur Etampes, mais je suis agréablement surprise car pas du tout ! Je roule maintenant dans la vallée de la Juine et c'est très joli. Il faut dire que je longe le parc naturel du Gâtinais.

Au bout de 3h je déboule dans un bourg "Morigny-Champigny", et là je n'en crois pas mes yeux, mais se déroule une procession en l'honneur de la Vierge Marie !!!

Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)
Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)

C'est la Saint Barthélemy aujourd'hui alors ils sont peut-être partis depuis le 15 août dernier ??? En tout cas j'ai droit à des "Que Dieu vous bénisse" durant 10mn avec des grands sourires très chaleureux, et vous savez quoi ? Ça fait chaud au cœur !

 

C'est un peu plus haut que ça se gâte ... Longjumeau, Antony, Montrouge, des noms de villes qui ne font pas rêver. Je change de monde. Je longe la nationale 20 hyper fréquentée sur une piste cyclable plus ou moins praticable alors je ne suis pas très rassurée. Vivement Paris ! Enfin, la Porte d'Orléans. Je n'ai plus besoin de mon GPS maintenant.

J'ai une envie pressante depuis quelques km, mais impossible de me soulager dans la banlieue sans risquer la peine de mort, alors je me retiens...

Port Royal, La Sorbonne, je traverse l'Ile de la Cité par le pont au Change, Châtelet, tiens le square de la Tour Saint Jacques ! Il doit bien y avoir un buisson tranquille ? Ah ben non, le soleil a refait son apparition depuis 1h et le square est bondé. Tant pis.

Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)

Je traverse la capitale quasi en ligne droite du sud vers le nord.

Gare de l'Est, gare du Nord, je prends le train ? NON !!!

Porte de Clignancourt à slalomer à travers les voitures qui sont là pour les Puces, Carrefour Pleyel, Saint Denis, Epinay-sur-Seine, la banlieue nord oui, mais qui aime le vélo !

Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)

 puis le Val d'Oise et puis mon chez moi. WELL DONE !!!

 

Ma première rando à vélo , retour du Cap Ferret jusque dans le Val d'Oise : 650 km en 4 étapes (du 21 au 24 août 2020)

Ça y est, c'est terminé, 645,86 km exactement en 28h.

 

je suis tout autant contente et satisfaite d'être arrivée à bon port que déjà nostalgique de cette "aventure".

​​​​​​​Belle introduction à de futurs voyages à vélo. Je rêve d'horizons plus lointains, de parcours plus longs, d'un nouveau vélo ...

 

Bon, et maintenant que vais je faire ?

Des milliers de projets ont foisonné dans mon esprit durant ces 4 jours. Rouler seule, évidemment, est propice à l'introspection. J'en réaliserai certains, d'autres pas, qu'ils soient sportifs ou non d'ailleurs.

Mais à l'aube de la soixantaine, j'ai toute la vie devant moi non ?

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29 octobre 2019 2 29 /10 /octobre /2019 21:07
"bed and bike" : le lieu idéal pour un stage sportif au pied du Mont Ventoux !

Auvergnat de naissance, mais vauclusien d'adoption, Olivier Brochery a eu plusieurs cordes à son arc professionnel avant d'avoir la géniale idée de créer ce lieu au pied des vignes à proximité du Mont Ventoux en 2016.

Ce passionné de sa région est avant tout un amoureux des sportifs en général et des cyclistes en particulier. Olivier est un épicurien qui a un "cœur gros comme ça" lorsqu'il vous reçoit. Si sa nouvelle activité, qui marche de mieux en mieux depuis sa création, ne lui laisse plus beaucoup le temps de pratiquer du sport lui même, il n'en est pas moins un connaisseur ayant déjà couru trails et marathons, et toujours adepte du VTT et de la randonnée. C'est que ce cinquantenaire (du meilleur cru, de 62 !lol) est un autodidacte qui s'occupe de tout et de tout le monde tout seul ! 

"bed and bike" : le lieu idéal pour un stage sportif au pied du Mont Ventoux !

Cité dans le Guide du Routard consacré à la Provence, voici ce que l'on peut y lire (rubrique "où dormir ?/où manger ? Le Vaucluse/Ventoux) :

Bed and Bike : 250 allée des Entrepreneurs; tél 06.89.97.53.64. info@bedandbike.fr 

Amical, professionnel, familial, ce gîte créé par Olivier dans un coin qui peut ne pas faire forcément rêver à priori (le nom de l'allée est significatif) est particulièrement adapté aux cyclistes et leurs vélos. 6 chambres, idéales pour des familles ou des groupes. Cafétéria gérée en mode "friends". Ici on respire déjà l'air du Ventoux, et on parle Ventoux."

Alors oui c'est vrai, le bâtiment d'Olivier est situé dans une zone réservée à des entrepreneurs et coupée de tous commerces de proximité, mais l'avantage c'est que vous y êtes particulièrement au calme ! Le lieu ne borde pas la D4 qui y accède mais se situe  un peu plus loin au fond d'une allée. L'entreprise la plus proche étant un entrepôt de fleurs, on reste dans le bucolique ! Dépendante administrativement de la commune de Vénasque (centre géographique de l'ancien Comtat), celle ci n'est pourtant située qu'à 7km.

Le gîte d'Olivier est beaucoup plus près (1,5 km) de la charmante bourgade de Saint-Didier qui cache quelques trésors pour les amateurs d'insolite.

Saint-Didier

Saint-Didier

Et pour rester dans les sites à proximité à visiter absolument (il n'y a pas que le sport dans la vie ! si ? lol), comment ne pas citer Avignon ou Orange pour les plus importants, mais aussi L'Isle-Sur-La-Sorgue si célèbre pour son marché permanent d'antiquités ou Pernes-Les-Fontaines avec sa quarantaines de fontaines et aux ruelles du XVème siècle encore préservées (et qui abrite aussi le musée du vélo !)

L'Isle sur la Sorgue etPernes les FontainesL'Isle sur la Sorgue etPernes les Fontaines

L'Isle sur la Sorgue etPernes les Fontaines

Mais revenons à nos moutons, à nos vélos plutôt, au gîte quoi.

Le bâtiment moderne et parfaitement équipé (accès handicapés) se divise en 2 parties : la partie dortoir avec les chambres et les sanitaires (wc à l'extérieur des chambres mais salles d'eau avec douche et lavabo à l'intérieur) et la partie "pièce à vivre" avec un grand salon/salle à manger devant une cuisine ouverte. Entre les deux un couloir de jonction avec d'autres sanitaires, un petit réfrigérateur mis à disposition des résidents, et enfin la buanderie et la seconde cuisine réservées au maître des lieux.

Olivier a pour projet d'agrandir cet espace afin de séparer la salle à manger du salon, qui peut servir à des groupes pour leur brieffing quotidien ou à des clubs pour leur réunion type assemblée générale annuelle.

 

 

La pièce à vivre et à partager
La pièce à vivre et à partager

La pièce à vivre et à partager

En face du bâtiment principal un plus petit réservé au local à vélos (sécurisé) avec un atelier mécanique fourni en outils principaux de quoi dépanner les petits soucis.

"bed and bike" : le lieu idéal pour un stage sportif au pied du Mont Ventoux !
"bed and bike" : le lieu idéal pour un stage sportif au pied du Mont Ventoux !

Entre les deux une grande terrasse où il fait bon lézarder à l'abri du soleil , un peu moins du mistral, et encore moins des moustiques ! Prévoir les répulsifs à la belle saison ... Un jacuzzi est à disposition pour qui souhaite récupérer de ses efforts après une longue journée sportive. 

"bed and bike" : le lieu idéal pour un stage sportif au pied du Mont Ventoux !
"bed and bike" : le lieu idéal pour un stage sportif au pied du Mont Ventoux !

Quand aux chambres vous y dormirez comme des bébés, même si vous n'avez pas une centaine de km au compteur avant d'aller vous coucher. Aucun bruit extérieur, partie superbement bien isolée des pièces à vivre encore bruyantes si vous avez décidé de vous coucher tôt, elles ont toutes été récemment décorées (un thème par chambre) par l'artiste graffeur Benjamin Fallai. Toutes sont équipées d'un petit bureau avec chaise, d'un grand placard ouvert où ranger vos affaires, certaines d'un téléviseur, de deux lits simples et de deux lits superposés. Une seule chambre sur les six est équipée d'un grand lit double. Olivier m'avait bien évidemment réservé la chambre "Elles font du Vélo" clin d'œil à la communauté féminine de cyclistes du même nom dont je fais partie.

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Les salles d'eau sont petites mais très fonctionnelles avec douche et lavabo. Le linge de toilette est fourni. Possibilité d'aérer par une petite fenêtre = aucune humidité résiduelle comme rencontrée parfois. Une porte qui peut se fermer à clé sépare la chambre de la salle d'eau. L'eau est chauffée comme le reste du bâtiment par un système écologique qui permet de ne jamais être en panne d'eau chaude même si on est nombreux à l'utiliser en même temps. En effet Olivier peut donc accueillir des groupes jusqu'à 25 personnes, mais vous pouvez venir solo si vous voulez ! 

"bed and bike" : le lieu idéal pour un stage sportif au pied du Mont Ventoux !

Et quel coût pour séjourner au paradis ? (nb : tarifs constatés en 2019)

 Durant la basse saison du 1er novembre au 31 mars la nuitée est à 20 € et durant la haute saison du 1er avril au 31 octobre elle est de 25 € (prix/personne)

Pour un petit déjeuner il vous en coûtera 6 € (pain, beurre et confiture maison à volonté !), et pour les déjeuners et dîners 14,50 € le repas.

Olivier est aussi le cuistot de son gîte. Une cuisine simple et savoureuse adaptée aux sportifs : les portions sont généreuses ! Il cuisine des produits frais et de saison et cet adepte de nourriture saine se fournit essentiellement chez des petits producteurs de la région, voir même de son propre potager et jardin aromatique. Quand aux amateurs de bière ils seront servis ! Grâce à Ian, brasseur de Malemort-du-Comtat  de la Brasserie du Comtat et ses 12 bières différentes ("La Pompette à Bicyclette", "Le Géant", etc) dans un réfrigérateur accessible à tous : il suffit juste d'écrire ce que l'on a consommé dans un petit cahier et de régler à la fin de son séjour. Ici la confiance règne au sens propre !

Et si vous partez rouler toute la journée et que vous avez la chance qu'une voiture suiveuse vous accompagne, ou si vous désirez simplement pic-niquer, Olivier vous propose aussi des paniers repas à emporter pour 10 € (équilibrés et complets). 

Et aux beaux jours plancha et BBQ sont de la partie, Olivier est équipé.

 

Et pour terminer cet aparté "produits du terroir" et autres dégustations, et en transition toute trouvée vers le chapitre "sport", Olivier pourra vous faire découvrir la succulente barre énergétique 100% naturelle et bio "l'Endurante" qui est fabriquée par la famille Silvain, grand fabriquant de nougats basée à Saint-Didier (le village à proximité dont je vous ai parlé plus haut) parmi d'autres produits énergétiques habituels proposés (Overtim.s, Mulebar,etc).

"bed and bike" : le lieu idéal pour un stage sportif au pied du Mont Ventoux !
"bed and bike" : le lieu idéal pour un stage sportif au pied du Mont Ventoux !"bed and bike" : le lieu idéal pour un stage sportif au pied du Mont Ventoux !

Parlons sport maintenant.

Evidemment l'activité préférée des clients du "Bed and Bike" reste le cyclisme ! Le décor du gîte y est dédié, les infrastructures aussi. Dès l'entrée le ton est donné :

"bed and bike" : le lieu idéal pour un stage sportif au pied du Mont Ventoux !

Evidemment la plupart des cyclistes qui réservent ici ont pour but d'aller tutoyer le sommet du "Grand Chauve", sommet mythique qui fait rêver autant qu'effrayer. Et si Olivier vous reçoit toute l'année, les plus courageux préféreront opter pour les mois propices à la grimpette vers le Mont Ventoux (1912 mètres d'altitude).

Ce n'est jamais gagné d'avance, mieux vaut consulter les prévisions météorologiques le matin du départ (un site météorologique lui est dédié avec infos en direct depuis le sommet en ce qui concerne les températures mais aussi la force du vent et des rafales, principaux ennemis du cycliste) Prévoyez toujours un coupe-vent pour la redescente !

L'ascension peut se faire via trois routes différentes : Sault (25 km), Malaucène (21km) ou Bédoin (21km). La dernière étant réputée la plus difficile mais les avis diffèrent ...Vous comparerez vous-même ! Efforts au long cours sur une pente plus douce, ou plus courts avec des pourcentages plus élevés ? A chacun ses goûts. Vous trouverez des itinéraires à foison sur le net via OpenRunner par exemple, mais Olivier met aussi à votre disposition des parcours (via son compte Strava) à télécharger.

Depuis "Bed and Bike" il vous faudra rouler 16 km jusqu'à Bédoin et 23 km jusqu'à Malaucène par exemple. Pour atteindre Sault je m'étais rapprochée de Villes-sur-Ozon en voiture afin de n'avoir que des parcours ne dépassant pas la centaine de km à chaque fois.

Septembre 2019
Septembre 2019

Septembre 2019

Et si vous êtes TRÈS TRÈS courageux, vous pouvez aussi tenter de faire partie du cercle très fermé des Cinglés du Ventoux en vous tapant les 3 faces au cours de la même journée en A/R ! (bulletin à tamponner à chaque fois chez les commerçants habilités afin de valider votre exploit) 

Ce sera pour une prochaine fois pour ma part !

Ce sera pour une prochaine fois pour ma part !

Mais si la météo est défavorable, ou si vous venez rouler hors saison (le col étant à presque 2000 mètres est évidemment fermé l'hiver) il y a de quoi faire !!! La région regorge de beaux paysages, de villages charmants, avec toujours le Mont Ventoux omniprésent qui domine visuellement tout le Comtat.

Gorges de la Nesque sur la route de Sault
Gorges de la Nesque sur la route de Sault

Gorges de la Nesque sur la route de Sault

Le magazine "Le Cycle", dans son n°483 notamment, y a aussi consacré quelques pages avec 3 circuits proposés :

"bed and bike" : le lieu idéal pour un stage sportif au pied du Mont Ventoux !
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Et si l'envie vous prend de poser votre monture 100% carbone fabriquée en Asie quelques instants, faites un saut à Mormoiron (les mercredis am et samedis) visiter le showroom de Benoît Jouffret et découvrir ses fabuleux vélos MV1897 (= Mont Ventoux et sa réelle altitude de 1897 mètres !) en acier haut de gamme. Ce soudeur touche à tout vous proposera des vélos de toute beauté en sur-mesure .

"bed and bike" : le lieu idéal pour un stage sportif au pied du Mont Ventoux !

Quand aux vététistes il y a de quoi faire aussi ! Et le Mont Ventoux peut se grimper via des sentiers non bitumés. Ce domaine n'étant pas le mien, ainsi que celui de la randonnée, votre hôte sera mieux à même que moi de vous indiquer tous les parcours accessibles depuis son gîte. 

Pour les coureurs à pied, pani powblèm ! Une paire de running et hop c'est parti pour des boucles plus ou moins longues selon votre niveau depuis "Bed and Bike". Un spot à découvrir pour les adeptes du trail : la station du Mont Serein  à 1437 m d'altitude sur le versant septentrional du Mont Ventoux (via Malaucène)

Le Mont Serein

Le Mont Serein

Et pour les nageurs alors ? J'ai supplié Olivier de créer une piscine, bon pour le moment il a d'autres priorités, mais qui sait ? Oh, juste 2 ou 3 lignes de 50 mètres suffiraient à un groupe de triathlètes ai-je suggéré ...

À la belle saison tout est simple : les nageurs en eau libre seront gâtés avec 3 lacs à quelques kilomètres en voiture du gîte (même grande sécheresse comme ce fut le cas en 2019 avec des étendues d'eau un "peu" réduites)

* Le plus proche (et mon préféré avec sa plage de sable fin) bien qu'il soit le plus petit, est celui de Mormoiron à 13 km : le Plan d'Eau des Salettes à proximité duquel le petit restaurant La Cahute vous permettra de reprendre des forces. Il y a un parcours de 6 km où courir autour aussi. Et le parking est gratuit.

"bed and bike" : le lieu idéal pour un stage sportif au pied du Mont Ventoux !

Un peu plus loin (17 km) sur la route de Malaucène, juste après Caromb, se trouve le lac du Paty, aux abords un peu plus sauvages. Pas de plage aménagée, prévoyez le tapis de sol en cas de bronzette car ce sont des cailloux qui le bordent. Ce lac se termine par un mur car c'est un fait un barrage construit en 1764. Un petit café où se restaurer aussi ici. Parking gratuit mais petit, prévoyez de marcher un peu au cas où. 

Ça manque d'eau à la fin de l'été !!!

Ça manque d'eau à la fin de l'été !!!

Et le dernier, celui que franchement je n'ai pas apprécié (bon ok, c'était un jour de grand mistral et j'ai failli me noyer ! lol), à 15 km du "Bed and Bike", est clairement celui qui fait le plus artificiel des 3 (les 2 sus décrits le sont aussi pour la petite histoire) : le lac de Monteux à Beaulieu (le mal nommé je trouve). C'est en fait un lac sur une base de loisirs , idéale si vous venez en famille car proposant de multiples attractions et espaces de restauration, mais sans le côté sauvage des 2 autres lacs que j'apprécie. Cadre moderne,mini galets sur la plage et parking payant.

"bed and bike" : le lieu idéal pour un stage sportif au pied du Mont Ventoux !

Et pour les adeptes des longueurs en piscine, deux choix s'offrent à vous selon la période durant laquelle vous séjournerez chez Olivier, sur la commune de Carpentras à 6,5 km seulement :

* En été de mi-juin à fin août dans le stade nautique du complexe sportif Pierre de Coubertin avec un bassin olympique extérieur de 50 mètres et un autre de 25 mètres

"bed and bike" : le lieu idéal pour un stage sportif au pied du Mont Ventoux !

* Et un autre de mi-septembre à mi-juin, dans un vieux quartier de Carpentras rue du Mont de Piété, à la piscine municipale avec son bassin de 25 mètres dont 2 lignes d'eau sont réservées aux nageurs (horaires variés selon les contraintes scolaires à vérifier sur le site de la commune)

oui oui, c'est bien la piscine municipale ! Elle est magnifique !!!

oui oui, c'est bien la piscine municipale ! Elle est magnifique !!!

Vous l'aurez donc compris, je suis tombée littéralement sous le charme de cet endroit et de cette région et de la gentillesse d'Olivier !

Je n'ai qu'une envie c'est d'y retourner, et de tenter à mon tour de faire partie des "Cinglés du Ventoux", mais aussi de me faire un petit délire comme lorsque j'ai accompagné mon ami Thierry à savoir courir un semi-marathon (à pied, pas à vélo cette fois) depuis Bédoin jusqu'au sommet...

"Bed and Bike" est THE SPOT TO BE pour les triathlètes, les cyclistes et tous les fadas de sport, que ce soit en mode introversion vacances solo, ou en stage préparatoire avec son club.

"bed and bike" : le lieu idéal pour un stage sportif au pied du Mont Ventoux !
"bed and bike" : le lieu idéal pour un stage sportif au pied du Mont Ventoux !
"bed and bike" : le lieu idéal pour un stage sportif au pied du Mont Ventoux !

Petite liste non exhaustive des diverses compétitions qui se déroulent à proximité du gîte : 

 

cyclosportives :

* Granfondo Santini Ventoux en juin (175 km)

* La Ventoux-Sud en septembre ( 82 ou 145 km)

* La Haute Route du Ventoux en octobre (sur 3 jours, 275 km au total)

 

trails :

* Terra Ventoux Ocres en janvier (12 ou 23 km)

* Ergysport Trail du Ventoux en mars (9, 24 ou 46 km)

* Grand Raid Ventoux en avril (27, 55 ou 100 km)

* Traversée des Dentelles en juin (10 ou 21 km)

* Festival de la Course en Montagne fin août à Bédoin ( 14 ou 42 km)

* Saint-Didier en octobre (13 ou 29 km)

 

courses sur route :

* Semi-marathon du Ventoux en juillet

* Toutes les "foulées" et autres corridas des villes du Vaucluse (Avignon, Cavaillon, ...)

 

triathlon :

* Ventouxman en septembre (format L)

Ventouxman 2019

Ventouxman 2019

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25 octobre 2019 5 25 /10 /octobre /2019 13:33
Course à pied dans la capitale du vélo : Le marathon d'Amsterdam 2019

Pas de préparation spécifique en vue de ce marathon après une saison très riche en triathlons dont le dernier, assez costaud au Mont Ventoux, ne date que de 5 semaines. J'ai juste pris en cours le dernier mois d'un plan prévu sur 3, lol, histoire de me donner bonne conscience.

4 sorties/semaines mais avec en parallèle toujours un peu de vélo et de natation. Je commence à un peu saturer ...

Mais exactement comme l'année dernière je tombe malade à une semaine de l'objectif avec prise d'antibiotiques pour enrayer l'infection.

Ce marathon rentre dans le cadre de l'objectif annuel de mon association des Coureurs du Casino d'Enghien-les-Bains. Nous sommes 8 inscrits.

Je pars 2 jours avant le groupe, le jeudi, histoire de profiter un max de la capitale hollandaise sous l'angle culturel : visite émouvante de la maison d'Anne Franck, émerveillée du musée Van Gogh, et flâneries dans les différents quartiers au grès des monuments , canaux, maisons typiques et ambiance particulière.

Nous sommes mi-octobre, il fait encore doux, environ 13° et le ciel est très changeant : le vent nous couvre de gros nuages gris ou noirs avec de belles mais courtes averses, quelques rayons de soleil parfois, mais le plus souvent un plafond bien gris.

 

 

 

Course à pied dans la capitale du vélo : Le marathon d'Amsterdam 2019

Je case une petite sortie de course à pied de 45 mn  le jeudi après-midi le long d'un canal, puis une dernière le samedi matin de 30 mn dans le Vondelpark (le poumon vert de la ville au sud ouest) décoré par quelques œuvres d'artistes célèbres dont la "Figure découpée", sculpture de Picasso.

Course à pied dans la capitale du vélo : Le marathon d'Amsterdam 2019Course à pied dans la capitale du vélo : Le marathon d'Amsterdam 2019Course à pied dans la capitale du vélo : Le marathon d'Amsterdam 2019

Le vendredi après-midi je rejoins le Sporthallen Zuid situé juste sous le stade olympique (jeux de 1928) afin d'y récupérer mon dossard et de regarder les stands proposés au "marathon expo".  

Je m'y rends en transports en commun, tram puis métro tant la pluie tombe fortement. 30 mn plus tard le ciel se dégage à nouveau.

Mon dossard est récupéré très rapidement ainsi que mon t-shirt souvenir. Je croise les équipes kényanes et éthiopiennes par la même occasion. Le salon est quasi vide et surtout très succinct.

J'en fais vite le tour mais en profite pour m'acheter des barres énergétiques car j'ai oublié mon précieux Gatosport (de la marque Overtsim.s dont je suis pourtant l'ambassadrice !) et qui constitue mon petit déjeuner idéal avant une compétition.

Je tombe aussi sur la marque ReSkin qui propose des pansements de protection spéciaux pour les irritations féminines à vélo, entre autres bien sûr. (reskin-xl.com) 

 

Course à pied dans la capitale du vélo : Le marathon d'Amsterdam 2019Course à pied dans la capitale du vélo : Le marathon d'Amsterdam 2019
Course à pied dans la capitale du vélo : Le marathon d'Amsterdam 2019

Je retrouve tous les copains le samedi midi. Malheureusement 2 ont du déclarer forfait au dernier moment. Nous sommes logés au Stayokay en face du Vondelpark, hôtel façon auberge de jeunesse très fonctionnelle et "bobo". Je profite de cette journée pour me reposer un max tant j'ai crapahuté ces dernières 48h, pendant que mes amis se rendent à leur tour au Sporthallen Zuid, à pied cette fois.

Course à pied dans la capitale du vélo : Le marathon d'Amsterdam 2019

Le dimanche matin c'est le jour J ! Nous nous sommes tous donnés rdv dans le hall de l'hôtel pour 8h15. Dernière photo de la team puis nous décidons de rejoindre le stade olympique, lieu de départ et d'arrivée du marathon, situé à 3,5 km de là. Pour ce faire nous devons traverser le Vondelpark dans sa longueur avant de bifurquer au sud vers le stade. Il fait frais, sans plus, et sec surtout. 

 

De gauche à droite : Thierry, peit Seb, Léo, Sébastien, Nini, Andrea

De gauche à droite : Thierry, peit Seb, Léo, Sébastien, Nini, Andrea

J'aime marcher d'un bon pas, ainsi qu'Andrea, ce qui constitue un échauffement musculaire idéal. Mais du coup nous semons le reste de notre petite équipe. En fait notre trajet remonte les 3 premiers km du marathon. Il n'y a qu'à suivre les banderoles.

Et c'est qui le sponsor principal de l’événement ???

Et c'est qui le sponsor principal de l’événement ???

15.000 inscrits sur le marathon (140 pays différents), cela en fait du monde lorsque nous arrivons au stade après avoir marché 30 mn ! Nous nous frayons un passage afin de pouvoir déposer nos sacs de change dans les tentes consignes que nous récupérerons à l'arrivée.

Il est 9h passés et le départ des élites du premier sas est à 9h30. Nous piétinons pour rejoindre la piste du stade et notre sas, orange, des chronos estimés entre 3h30/4h. Nous y retrouvons Thierry et "petit" Seb non sans avoir effectué quelques arrêts pipi. Seb est stressé. C'est son second marathon. Il vise 3h30. Thierry quand à lui est curieux de savoir comment son corps va réagir face aux 42,195 km qui l'attendent, après avoir bouclé les 100 km d'Amiens en 10h30 il y a juste 8 jours !!!

Quand à moi je ne sais toujours pas quelle stratégie d'allure adopter. J'avais été déçue de mon dernier chrono sur la distance à Valencia en décembre dernier couru en 3h53, alors que j'estimais ma valeur encore à 3h45 avec une prépa marathon digne de ce nom, alors aujourd'hui ...

Lorsque notre sas s'avance enfin sur la ligne de départ,, 6mn après le premier. Petit Seb démarre en trombe. Andrea s'élance sur un bon rythme aussi, je lui suis avec Thierry à mes côtés. Nous sommes sur une allure de 5'50 au km (11 km/h = 3h50 chrono final) pas déraisonnable du tout il y a encore un an, mais aujourd'hui ?

Andrea et Titi

Andrea et Titi

Mais avant même d'entrer dans le parc, à 800m environ du départ, tout le monde se retrouve à l'arrêt. La route est trop étroite pour laisser passer un peloton encore si dense et nous perdons de longues secondes à nous remettre en marche. Ceci arrivera 2 ou 3 fois. Curieusement je ne m'énerve même pas ! J'en déduis que cette absence de stress est bien révélatrice de mon manque d'ambition du jour.

Nous courons peu après dans le parc dans le sens inverse effectué 1h plus tôt. (Léo nous avouera ensuite en avoir profité pour faire un crochet par les toilettes de l'hôtel, lol)

Nous traversons le hall du Rijksmuseum, musée national, à l'allure imposante, au 4ème km. Je n'aurais pas eu le temps d'aller le visiter celui là, ce sera pour une prochaine fois ! Puis aller retour sur 5 km le long du boulevard de Beethoven. Nous tentons d'apercevoir les copains et c'est finalement Léo qui nous repère. Sans entraînement depuis de longues semaines nous sommes rassurés de le voir courir, mais il est loin derrière.

Course à pied dans la capitale du vélo : Le marathon d'Amsterdam 2019

Puis direction l'Amstel, ce fleuve canalisé qui a donné son nom à la capitale néerlandaise. Nous le longeons sur 6 km, puis demi tour jusqu'au 26 ème km.

Cet aller-retour, très bucolique, n'en est pas moins un peu monotone. Pourtant avant j'appréciais ces longues lignes droites ! Le parcours est cependant égayé par un petit groupe de musiciens nous suivant en parallèle sur le fleuve dans un bateau. Le chanteur, qui n'est malheureusement pas Dave (j'adore ! lol) nous chante des chansons traditionnelles du plat pays. Il y a aussi des voltigeurs en aeroscoot qui nous régalent de figures impressionnantes jamais observées pour ma part sur la base nautique de Cergy-Pontoise !

Sur le terre ferme nous avons l'occasion d'admirer les ailes du moulin à vent de polder le long du village de Sloten.

Faudra vraiment revenir !

Sur le retour je profite du ravitaillement du km 20 pour re-remplir ma gourde et y déverser ma poudre énergétique. Grace aux bénévoles ultra efficaces je ne perds exactement que 52 secondes. Par contre, ensuite ...

Course à pied dans la capitale du vélo : Le marathon d'Amsterdam 2019

Mon tandem avec mon cher Titi s'arrêtera là. Il continue avec son aisance habituelle qui me sidère et me fascine tandis que ma foulée se détériore inexorablement, tout en maintenant mon allure de 5'23 environ au km. Au 27 ème km, exactement comme lors de mon dernier marathon, des contractures de plus en plus douloureuses prennent possession de mes quadriceps. A croire que je n'ai aucun entraînement en longue distance ! L'effet indésirable des antibiotiques ? Le manque d'étirements depuis quelques années ? La fatigue des jours précédents à marcher dans Amsterdam dans tous les sens ? Le manque de séances spécifiques en course à pied au profit du vélo ? Un peu de tout cela à la fois ???

Course à pied dans la capitale du vélo : Le marathon d'Amsterdam 2019

Heureusement nous retrouvons ensuite les grandes artères de l'est de la ville avec son public assez nombreux venu nous encourager. Il y a aussi beaucoup de groupes de musiciens disséminés tout le long du parcours.

Mais je commence à marcher. Toutes les 10 mn pratiquement, soit à chaque fois que je m'abreuve. C'est d'ailleurs curieux car je transpire énormément sur ce marathon, beaucoup plus que d'habitude alors que la température avoisine les 13°.

Les 4 derniers km sont identiques aux premiers. Nous re-rentrons dans Vondelpark au 39ème en longeant notre hôtel. Et dire qu'il faudra ensuite parcourir à nouveau ces quelques km pour rentrer tout à l'heure ! Mais je n'en suis pas là. Je me conditionne mentalement pour ne plus marcher jusqu'à l'arrivée. Mais que mon corps est désarticulé !

Course à pied dans la capitale du vélo : Le marathon d'Amsterdam 2019

Je fais bien attention à courir au milieu de la chaussée afin de ne pas subir le léger dévers du bitume sur les côtés. A un moment donné une main me pousse violemment le dos. Je ne peux même pas me retourner et crie "hé !!!". S'ensuit une réponse féminine et  énervée en anglais qui me surprend totalement et qui se termine par "idiot !". Totalement injustifiée, je n'ai pas ralenti, pas fait d'écart, juste râlé d'avoir été poussée. Gros coup de sang du coup. Je l'insulte plus vulgairement qu'elle ne l'a fait, doigt d'honneur à l'appui. Le tout sans jamais avoir vu mon interlocutrice ! Du coup je passe les minutes suivantes à me demander si je l'ai distancée ou si elle va me doubler en m'en collant une. 

Course à pied dans la capitale du vélo : Le marathon d'Amsterdam 2019

Je suis obligée de  m'arrêter au stand de ravitaillement du 40ème km. A sec. Comme je cours plus lentement que d'habitude mes 2 bidons de 700ml ne sont pas suffisants. Il me faudra peut-être envisager le Camel-bag comme Andrea lors de mon prochain marathon ?

Le stade arrive enfin, ouf, nous ne sommes pas obligés d'en faire le tour complet avant de franchir la ligne d'arrivée ! Juste 200m. J'adore les panneaux qui décomptent les 50 mètres jusqu'au finish : ils m'ont bien aidé !

Course à pied dans la capitale du vélo : Le marathon d'Amsterdam 2019
Course à pied dans la capitale du vélo : Le marathon d'Amsterdam 2019
Course à pied dans la capitale du vélo : Le marathon d'Amsterdam 2019

3h58 et 48 secondes : tel est mon chrono final. Encore sous les 4h mais jusqu'à quand ???

Mes temps de passage, avec le graphisme en illustration qui chute inexorablement ...
Mes temps de passage, avec le graphisme en illustration qui chute inexorablement ...

Mes temps de passage, avec le graphisme en illustration qui chute inexorablement ...

Peu après la ligne d'arrivée franchie et ma médaille de finisher récupérée j’aperçois mon ami Thierry et petit Seb qui nous attendent. Titi a brillamment terminé en 3h48, et Seb victime de crampes au 34ème km est déçu de son chrono final de 3h52. Nous guettons Andrea qui nous rejoint quelques minutes plus tard en 4h02.

Andrea, , Nini, Titi et Seb

Andrea, , Nini, Titi et Seb

Nous ne traînons pas et filons rechercher nos sacs afin de nous couvrir pour éviter le coup de froid et rentrer à l'hôtel. La foule est dense et je perds mes compagnons rapidement. Je tombe sur Seb le corse assis tranquillement sur le rebord d'une boulangerie à discuter le bout de gras avec un couple de hollandais. Il m'annonce son chrono : 4h03. Je n'en reviens pas, il est où le loup ???? Il courait son premier marathon à Paris en 2013 en 6h, et son dernier à Valencia en 4h26 il y a 1 an ! Quelle progression magnifique, bientôt les disciples vont dépasser le maître, lol

Par contre abandon pour Léo au 26ème, mais il gardera le sourire toute la journée.

Un bien chouette séjour avec les copains qui m'a enchanté. Notre futur projet commun sera le marathon de Chicago en octobre 2020, en attendant repos pour bibi avant de m'aligner sur le marathon de Deauville dans un mois. Dans quel état et à quelle allure ? Mystère et boules de gomme (énergétiques bien sur !) !

 

Course à pied dans la capitale du vélo : Le marathon d'Amsterdam 2019

Résultats :

Je termine à la 6560 ème place sur 13.475 finishers

Je suis la 834ème féminine sur 3368 et la 26ème femme de mon groupe d'âge (V55) sur 139

https://www.facebook.com/TCSAmsterdamMarathon/videos/2504563063106313/

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28 mai 2019 2 28 /05 /mai /2019 08:28
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Seconde tentative ...

Triathlète depuis 2011 sur des distances allant du XS lors de ma première année à du L en 2015, je rêvais de faire un "ironman"au moins une fois dans ma vie ! 

A la base je suis coureuse (de course à pied, pas de mecs ! quoique ...), toutes distances, tous profils, route et trails, pas mal d'ultras. Bref, arthrose + blessures diverses et variées m'ont fait bifurquer vers le triathlon. 

Un léger problème cependant : je nage comme une enclume. J'aurais préféré écrire "je ne sais pas nager" comme beaucoup, car dans ce cas j'aurais eu tout à apprendre en partant sur de bonnes bases. Non, là je nage le crawl depuis mon adolescence, en autodidacte, très irrégulièrement, et donc avec BEAUCOUP de défauts !!!

Mes débuts en eau libre furent semblables à tous ceux qui passent de la piscine à de grandes étendues d'eau sans fond et sombres : panique, sensation d'étouffer, oppression ... Les bons conseils de Catherine Gance (que je connaissais sur le circuit trail) rencontrée sur le bord des étangs de Cergy m'ont bien aidée. (nb Cathy vient de boucler son 6ème Ironman !) 

A force de persévérance j'ai bien progressé au niveau de mes sensations négatives, mais à peine au niveau de ma technique ! Et pourtant des cours j'en ai pris ... Particuliers, il va s'en dire. J'ai écumé quasi tous les profs du Val d'Oise en changeant de piscine à chaque fois (pour pas les recroiser, car ils sont tous en dépression maintenant! lol !) et je nage toujours aussi mal et lentement (2'20/100m). 

étangs de Cergy

étangs de Cergy

J'ai donc débuté par un format "découverte" (XS = 750m de natation + 20 km de vélo + 5 km de course à pied) en 2011, puis rapidement des formats "olympiques" (M = 1500m + 40 km + 10 km), et enfin "longues distances"( L = 1900m à 2000m + 90 km + semi-marathon) jusqu'en 2015. 

En parallèle à ces épreuves de triathlon, je continuais à pratiquer des compétitions de course à pied surtout, mais aussi des cyclosportives et quelques petites distances de compétition en eau libre. Je me suis aussi essayé au duathlon (cap + vélo + cap), ainsi qu'à l'aquathlon (natation + cap)

Je profite de l'émulation donnée par mon changement de club pour la nouvelle saison 2015/2016 (je quitte la Team Cap Triathlon de Versailles, pour le "TSF" Triathlon Sannois-Franconville) pour tenter ce qui représente pour moi la concrétisation de la discipline du triathlon, à savoir un IRONMAN ( = "full" ou XXL)

La distance à parcourir pour ce type de format est le double d'un L : 3800 mètres de natation en hors-d’œuvre, suivis de 180 km à vélo en plat principal puis un marathon (42,195 km) en guise de dessert.

Je n'ai qu'un seul but alors, en faire un et un seul, et du coup je préfère le choisir appartenant au circuit Ironman (label américain d'origine, racheté par un groupe chinois ensuite).

Budget limité oblige je préfère rester en France. Deux choix possibles alors : le mythique Ironman de Nice en Juin, celui par qui tout a commencé dans les années 80 en Europe, ou celui de Vichy fin Août.

Le premier se déroule en mer. J'ai déjà du mal à nager en lac lorsque le clapot est un peu fort, alors en mer si par malheur il y a du vent, très peu pour moi. J'opte donc pour celui de Vichy dont la natation se déroule dans l'Allier avec deux boucles distinctes à effectuer, dont une sortie "à l'australienne" entre. 

 

Entraînement "ironman" : ma prépa en vue de ma seconde tentative sur la distance

Début d'année 2016 je m'offre "la bible" de l'entraînement pour un ironman, le livre de Guy Hemmerlin : "de 0 à 126 km".

Six mois d'entraînements détaillés semaines après semaines, que je commence fin février afin que la clôture de celui ci tombe pile poil avec le dernier dimanche du mois d'Août.

La charge d’entraînements qui augmente progressivement ne me fait pas peur, je suis une adepte du "no pain, no gain". J'ai du temps de libre, je suis célibataire et mon fils est à l'étranger, c'est le moment où jamais.

Petit détail cependant, oh, un rien, une broutille, lol : je ne suis toujours pas inscrite !!! Boule au ventre  à l'idée de me lancer enfin. Etre si ridicule ne me surprend qu'à moitié, je suis une vraie "pétocharde"dés qu'il s'agit d'épingler un dossard (ou de passer un examen, un entretien, liste non exhaustive ...), alors que j'ai un mental d'acier pour m'infliger des heures et des heures d'entraînements ...

Au bout de deux mois (quand même !), petit clic qui me vaut un gros choc (et je ne parle pas du prix de l'inscription !!!) je me lance enfin : je suis incriiiiite !!!!

 

 
Entraînement "ironman" : ma prépa en vue de ma seconde tentative sur la distance

Ma vie change soudainement du tout au tout. A moi les cauchemars qui peuplent dorénavant mes nuits (les matins plutôt, car la nuit je travaille !), à moi les doutes qui s'installent sur ma charge d'entraînement (en fais-je assez ? je questionne à tout va les copains qui en ont déjà réalisé un et c'est pire !), à moi le frigo vide car je n'ai même plus le temps d'aller faire les courses, adieu les soirées amicales, etc, etc. Bref, je me prépare ...

En Mai je cours le marathon de Copenhague avec mes copains du casino, mi-Juin je participe au triathlon L de Beauvais en préparation. Un gros contingent du club est présent, je suis sur place dés la veille, j'ai repéré le parcours les jours précédents, en un mot "j'en veux". Un peu trop ... Je réalise un chrono de 5h28, de très bon augure, mais qui révèle en fait que je me suis donnée à fond sur cette épreuve, pas top à deux mois de mon objectif principal.

Fin juin, afin de mettre toutes les chances de mon côté, je pars à Vichy deux jours afin de réaliser un week-end "choc" dans les trois disciplines et de repérer les lieux. 

Et ce qui devait arriver arriva, à l'occasion d'une banale séance de fractionné début juillet : coup de poignard dans la fesse gauche qui me cloue sur place et m'oblige à rentrer en marchant. Trouver un médecin en ce début d'été n'est pas évident. Examens bidons, rien d'anormal à signaler, repos prescrit, en course à pied à minima. Je m'octroie 15 jours et à la reprise je ne peux plus que trottiner. On fera avec l'endurance acquise au long cours.

L'échéance approche, le stress augmente, ma fatigue aussi et mes kilos s'envolent ... Je n'ai pas réussi à avoir des congés avant le fameux week-end et j'arrive, sans le réaliser, épuisée le vendredi à Vichy. Je fais la connaissance d'un triathlète du VMT, Jacques, ami commun de mon meilleur ami dans la discipline, Philippe, pour qui c'est le premier aussi, et avec qui partager mes inquiétudes. Mais il a la chance d'avoir une épouse sophrologue lui ! 

Et pour clore toute cette série de déveine, la semaine a été caniculaire. Résultat, la température de l'Allier a augmenté comme souvent, dépassant les 24° ce dimanche matin à 7h = combinaisons interdites !!! (dans la réglementation fédérale, elles ne sont autorisées que jusqu'à 24°). Cette nouvelle m'achève. J'avais déjà froid au bout de 45 mn dans ma piscine habituelle avec une eau à 28°, alors ! Faut dire que descendue à 46 kg (poids de forme = 50) je n'avais plus de réserve de protection ...

Je m'étais positionnée dans le sas des "1h30", donc dans l'un des derniers, et lorsque ce fut mon tour de sauter je m'étais déjà bien décomposée avant.

Je n'ai réellement pu nager que sur les premiers mètres, non pas que j'étais bousculée par les autres nageurs (nous ne sautions que 3 par 3), mais je fus dés le départ perturbée par le fort clapot de l'eau : nous partions à contre courant, mais le long du rivage, ce qui renvoyait les remous des bateaux de surveillance, très déstabilisants ! Ceci rajouté à mon angoisse de ne pouvoir boucler la distance sans aide à la flottaison de ma combinaison ... Petit à petit j'ai bien senti que je nageais de moins en moins vite, avec une sensation d'engourdissement qui me gagnait peu à peu. Au demi-tour je me suis vite rendue compte qu'il n'y avait plus que 2 ou 3 nageurs derrière moi : panique ! Du coup je me suis mise à brasser, mais dés que je tentais à nouveau de mettre mon visage dans l'eau un sentiment d'oppression m'envahissait. Et pourtant un kayak me suivait de près tout du long, au cas où. Je sorti enfin de ce calvaire en jetant un rapide coup d'oeil à ma montre : 1h13 pour parcourir la première boucle de 1900 mètres !!! (bon, j'avais 2100 au compteur, mais peu importe). Que faire ??? Repartir pour la seconde boucle à réaliser en moins de 47 mn puisque le délai limite était de 2h, ou stopper là ? Pas le temps de trouver la réponse qu'un secouriste me planta son thermomètre dans l'oreille : 35° !!! En pleine crise d'hypothermie je fus obligée de déclarer abandonner et immédiatement transportée sous la tente médicale. Une fois réchauffée je passais le reste de la journée à sangloter tout en encourageant mon nouvel ami qui lui réussissait brillamment son premier ironman.

Bilan de ce week-end très riche en émotions diverses et variées : énorme déception certes, beau trou dans mes finances pour rien, mais l'intuition que ce matin là j'avais enfin déposé un énorme stress que ne revivrai plus pour rien au monde. Je réalisais que ce type de distance était à ma portée à condition d'y apporter quelques ajustements préalables. Quatre mois plus tard, je me faisais opérer de ce que je ne croyais être qu'un simple claquage de mon iscio jambier et qui s'était avéré être en fait une rupture quasi totale de ce dernier : si j'avais commencé le circuit marathon à Vichy je n'aurais jamais pu le terminer de toute façon !

 

L'Allier à Vichy

L'Allier à Vichy

Le temps passe, des copines du club réalisent leur premier ironman, je me rétablis progressivement et les compétitions reprennent. J'enchaîne surtout les triathlons et les cyclosportives durant la saison 2017/2018, car en formation professionnelle pour apprendre tout de la mécanique et de la vente des vélos, cela me laisse enfin la totalité de mes week-end de libres ! 

Une fois le précieux sésame en poche (CQP Technicien du cycle) à l'automne dernier, je reprends mes fonctions au sein de mon entreprise.

 

Nous sommes en Octobre et je décide en une semaine de douce folie, de finaliser l'ensemble de ma future année sportive 2019 en fonction de mes congés professionnels. Et sur le papier tout semble topissime !

 

Et hop, je sens le besoin irrépressible d'à nouveau tenter le saint Graal : un "ironman". 56 ans c'est le moment où jamais. J'opte pour le Frenchman, anciennement dénommé " l'Ironman du Médoc" ou "Ironmédoc" (mais rapidement attaqué sur ce point par le géant asiatique) à Hourtin (Gironde) le 1er juin 2019. Natation en lac avec une barrière horaire très large de 2h15, parcours vélo modifié en une seule boucle ultra plate et roulante sans autre difficulté que le vent assez habituel, et course à pied sans aucune difficulté non plus... sur le papier.

Je convaincs mon meilleur ami du TSF de m'y accompagner. Anto n'hésite pas longtemps, blessé la saison dernière, son désir de longue distance le démange furieusement. Un nouveau venu au club, Phil est lui aussi partant. Aucun des deux n'est novice sur la distance et de ne pas me savoir seule dans cette nouvelle aventure me rassure énormément.

 

En attendant je m'entraîne pour le marathon de Valencia début décembre avec mon équipe de collègues du casino. Bonne préparation, mais chrono décevant de 3h52 : je ne supporte décidément plus de courir sous la chaleur ...(et dire qu'il y a 14 ans je terminais 2nde féminine du Marathon des Sables !!! Mais bon, la ménopause est passée par là ...)

Froid/chaud/froid : je termine l'année 2018 et commence la nouvelle par une belle bronchite qui se transforme rapidement en pneumonie que même les antibiotiques ne parviennent pas à soigner. Deux mois de galère, entraînements minimum, fatigue maximale. Et dire que j'avais prévu de débuter les 6 mois de préparation début janvier ! 

Je n'opte pas tout de suite par les entraînements du livre de Hemmerlin, mais par un plan glané dans le magazine "Triathlète", couplé aux conseils du blogeur François Kartheuser. Je pioche à droite et à gauche, pas très constructif tout ça ...

Au bout d'un mois je reviens à mon précieux bouquin... que je suis plus ou moins selon mon agenda professionnel, la météo, ma fatigue, bref, je m'adapte.

 

L'hiver est pourri, mais en même temps ça ne change pas de chaque hiver, sauf que la mémoire a tendance à zapper les mauvais moments. Je fais partie de ceux qui roulent (à vélo, sinon trop fado ! lol) par tous temps, parfois à mes risques et périls (belle chute sur une plaque de verglas en mémoire) : pluie, vent et tout le tralala

De février à début mai j'augmente peu à peu les distances dans chaque discipline lors d'un entraînement hebdomadaire : de 10 km en 10 km à vélo pour arriver aux 180 km au moins 2 fois avant le 1er juin; de 200m en 200m lors d'une séance en natation dans un bassin de 50m non stop en enchaînant les longueurs (sans pull boy mais avec un jammer en néoprène histoire de battre les jambes un minimum quand même tout en tentant de flotter) jusqu'à fin avril en piscine puis en eau libre en combinaison néoprène dans le lac de Cergy (eau trop froide à mon goût avant !); et en course à pied en suivant une prépa type marathon habituelle avec 2 ou 3 séances de plus de 25 km.

Le reste des séances se déroule avec du travail qualitatif (en opposition au travail quantitatif que je viens de décrire) : éducatifs en natation, quelques séries "rapides", VMA et travail au seuil en cap, vélocité + force à vélo avec des séries effectuées le plus souvent sur la piste réservée aux cyclistes à Longchamp propice à ce genre de travail.

 

Ce sont ainsi des semaines avec 3 à 4 entraînements de course à pied (50 km environ/semaine), 3 sorties à vélo (jusqu'à 400 km dans une semaine), et 3 séances de natation (cumul max dans cette discipline = 7000 mètres).

Je demande à mon corps de s'adapter constamment car il n'y a pas une semaine qui ressemble à la précédente : je sors en fonction de mon agenda professionnel mais aussi en fonction de la météo du jour : aucun horaire pré-défini, pas de jour fixe dans telle ou telle discipline, etc. 

Et ce sont ces multiples adaptations qui renforcent ma forme physique jusqu'au jour J.

 

 

 

 

A Longchamp

A Longchamp

Je roule et cours environ 3 fois / semaine parfois 4 pour la cap, et nage 2 à 3 fois parfois aussi. Avec donc des journées durant lesquelles j’enchaîne 2 disciplines consécutivement : natation + cap ou vélo + cap

Dans mes petits aménagements réalisés par rapport à mon entraînement pour Vichy je fais attention à 3 choses : je me garde une journée de repos/semaine dans la mesure du possible (repos sportif j'entends), je dors jusqu'à plus sommeil (sauf contrainte obligatoire) et je continue de manger à ma faim (c'est à dire beaucoup !) avec compléments alimentaires histoire de ne manquer d'aucun nutriments.

 

Mes petits plus n'auront plus de secrets pour vous ! Enfin pas la peine d'utiliser ceux contre l'arthrose si vous n'en souffrez pas ...

Mes petits plus n'auront plus de secrets pour vous ! Enfin pas la peine d'utiliser ceux contre l'arthrose si vous n'en souffrez pas ...

Je passe de 15h d'entraînements cumulés par semaine en février/mars à plus de 20h en avril, pour réduire à nouveau à 15h en mai à l'approche de l'échéance.

Ces heures d'entraînements se cumulent à mes 40h de travail hebdomadaire : mes fonctions de "chef de table" au Casino d'Enghien-les-Bains avec pas mal d'heures sup histoire de mettre du beurre dans mes pâtes, et mon boulot extérieur d'agent d'entretien (femme de ménage quoi !) dans mon immeuble.

Le triathlon est un sport extrêmement onéreux, entre le prix des dossards, les déplacements et le matériel (surtout pour le vélo) j'y laisse un bras à chaque saison.

Ma charge d'entraînement entre janvier et juin 2019

Ma charge d'entraînement entre janvier et juin 2019

Du côté des épreuves préparatoires je participe à des courses : un trail de 10 km en février, un semi-marathon en mars, un 10 km sur route en avril, mais l'épreuve clef reste le triathlon de format L à Lacanau en mai, pile poil un mois avant mon XXL. 

En effet, tout comme il est bon de s'aligner sur un semi à un mois d'un marathon dans l'optique d'une répétition générale de la distance divisée par 2, ce format L englobe exactement les distances des 3 disciplines divisées par 2 de mon futur "ironman".

Et cerise sur le gâteau, une bonne partie du parcours vélo sera reprise lors du Frenchman, les deux triathlons se déroulant dans la même région de Gironde à quelques km de distance seulement. 

Entraînement "ironman" : ma prépa en vue de ma seconde tentative sur la distance

Je profite des quelques jours passés à Lacanau avant la course pour aller repérer les 3/4 du parcours vélo du Frenchman à l'occasion d'un belle sortie longue. Plat, roulant avec le vent comme compagnon de route.

De nature anxieuse, je pratique la visualisation mentale sans le savoir depuis le début de ma pratique de la compétition (en tant que musher au départ, dans ma première vie il y a plus de 30 ans !) et pour cela j'ai toujours eu besoin concrètement de reconnaître mes futurs parcours de compétition (dans la mesure du possible). Cela me rassure énormément. J'ai une mémoire dite visuelle qui m'aide à anticiper les éventuelles difficultés que je rencontrerai le jour J.

Je prévois tout dans les moindres détails, je m'imagine différents scenarii avec des plans B voir C au cas où ...

Hors de question non plus d'arriver à l'arrache comme à Vichy 2 jours avant l'épreuve ! J'ai aussi choisi le Frenchman car la date tombait durant mes vacances (je ne peux pas choisir mes dates de congés), alors je suis sur place 10 jours avant et j'en profite pour m'imprégner des lieux et de l'ambiance qui s'y installe progressivement (d'autres formats de course ont lieu les jours précédents et c'est une véritable fête du triathlon qui s'organise dans la commune !)

Tout en allégeant considérablement ma charge d'entraînement afin d'arriver parfaitement affûtée et reposée le jour J, j'en profite néanmoins pour reconnaître les quelques km qui me manquaient sur le parcours vélo, et rouler à nouveau en fractionnant la distance sur la partie que j'avais déjà repérée un mois avant.

 

 

Repérage du pont sous lequel je nagerai quelques mètres avant l'arrivée de la natation !

Repérage du pont sous lequel je nagerai quelques mètres avant l'arrivée de la natation !

Je repère aussi le parcours de la course à pied qui consiste en une boucle de 10 km (un "T" plutôt) à parcourir 4 fois avec comme point de départ l'Isle aux Enfants (îlot au bord du lac d'Hourtin avec aire de jeux pour les enfants) où tout se déroulera : arrivée de la natation, parc à vélo, A/R vélo et cap, triathlon expo. Ma location Airb'n'b longe le site, idéal pour ma petite organisation de prépa. Léger footing donc sur 10 km maxi.

 

Par contre ce qui me stresse le plus, comme d'habitude (et comme pour la plupart des triathlètes) c'est la partie natation. Celle par qui mon échec arriva il y a 2 ans. J'ai relativement réglé le problème du froid grâce à un poids corporel stable de 50/51 kg (je mesure 160 cm) et trouvé le truc de la graisse à traire + crème chauffante au cas où. J'ai aussi investi dans une combinaison Sailfish haut de gamme qui me protège parfaitement. Je n'ai juste pas réussi à nager suffisamment tôt à mon goût en haut libre dans la saison contrairement aux années précédentes où je retrouvais les étangs de Cergy fin mars et non pas fin avril comme cette année. Mais bon, la partie natation du triathlon de Lacanau ne s'est pas trop mal passée alors je tente de me persuader qu'il en sera de même dans le lac d'Hourtin. Alors bien évidemment je vais nager de là où aura lieu le départ : sur la plage de Piqueyrot située en face de l'Isle aux Enfants, encore déserte et sans les futures bouées de repérage. De là je regarde aux jumelles le point d'arrivée ... qui me semble si loin ! J'ai parcouru aussi des blogs relatant cette compétition pour glaner ici ou là des détails précieux dont je pourrais me servir et c'est le lever du soleil, éblouissant et gênant certains nageurs qui me fait choisir des lunettes fumées par exemple.

Le départ à Piqueyrot, l'arrivée à Hourtin
Le départ à Piqueyrot, l'arrivée à Hourtin
Le départ à Piqueyrot, l'arrivée à Hourtin

Le départ à Piqueyrot, l'arrivée à Hourtin

Le repérage dans les 3 disciplines est optimal donc. Mais un triathlon peut aussi tourner en grosse galère en cas de problème matériel ou d'ennuis digestifs.

Question matériel en natation je viens donc de l'évoquer, le choix de la combi et des lunettes est fait.

En course à pied avec déjà 20 marathons "secs" (= sans la natation + le vélo avant ) couru ces 20 dernières années je commence à avoir l'habitude ! Ce sera porte bidon avec bidon de 700ml afin de boire toutes les 10 mn comme d'habitude ma boisson énergétique, et ceinture porte-dossard qui me permettra aussi d'emporter mes précieux gels. Ambassadrice pour la marque Overstim.s qui me convient très bien depuis de longues années je découvre grâce à Anto les gels SIS que j'apprécie aussi. Côté équipement vestimentaire j'opterai pour le singlet du club (trifonction mais en 2 parties, plus pratique pour les petits besoins) à adapter le jour J en fonction de la météo.

Entraînement "ironman" : ma prépa en vue de ma seconde tentative sur la distance

La logistique la plus compliquée concerne la partie vélo. Heureusement que mon diplôme de mécanicienne acquis l'année dernière me permet de ne plus du tout angoisser à l'idée d'un souci à régler seule (assistance extérieure strictement interdite en compétition,  même l'aide d'un autre concurrent) sur les 180 km du parcours. Tout est prévu "au cas où" dans une boite style bidon fixée au cadre + poches du maillot (3 chambres à air, démonte pneus, cartouches CO2, maillon attache rapide, multi outils). Du coup un double porte-bidon est aussi fixé à l'arrière de la selle afin d'emporter de quoi tenir 90 km avant le ravito perso de la mi course.

J'ai réglé mon vélo (Alias Comp Tri Specialized) pour un parcours plat et roulant, le plus aéro possible : prolongateurs, selle avancée, roues Cosmic à jantes de 50 mm, pneus Power Compétition de Michelin.

Ma tenue de cycliste sera composée d'un double cuissard afin de soulager mon iscio récemment opéré et toujours douloureux dés que j'adopte la position couchée sur les prolongateurs trop longtemps. Cuissard première peau très fin du singlet, puis cuissard à la peau de chamois spéciale longue distance au dessus. Aucune gêne lors des tests, cela évite même les éventuels frottements. Je ne garderai que le singlet pour la cap donc. Quand au haut, maillot obligatoire car trop besoin des poches pour mes produits énergétiques, les poches étant inexistantes ou presque sur le haut de mon singlet. On verra aussi la météo du jour afin de rajouter veste ou manchons éventuels.

 

Question nutrition je suis donc cliente et ambassadrice des produits Overstim.s. Pas du tout adepte de la tendance "low carb" , du moins pas encore, j'utilise des produits énergétiques non seulement en compétition, mais aussi à chaque entraînement. Alors ok, mon corps ne sait peut-être pas puiser dans sa filière "graisses" lorsqu'il s'agit de trouver de l'énergie, mais uniquement dans la filière "sucres" que je lui fournis toutes les 10 mn maxi, mais cela ne m'a jamais empêché de réussir des épreuves de longues distances (ex : UTMB en 2006 bouclé en 30h30 uniquement avec des gels ingurgités chaque heure et de la boisson énergétique).

Et comme mon corps est habitué à ce régime diététique sportif au quotidien , je n'ai ainsi jamais souffert de problèmes gastriques si courant lors d’épreuves longues distances dans le milieu sportif.

Entraînement "ironman" : ma prépa en vue de ma seconde tentative sur la distance

Mais une bonne alimentation et des produits énergétiques adaptés à ma pratique sportive n'empêchent malheureusement pas les désagréments gastriques qui ne manquent pas de survenir chaque matin dans les 2/3 heures qui précèdent le départ : mon intestin trop sensible à mon humeur anxieuse me le rappelle systématiquement ! Alors pour limiter les risques au maximum j'opte toujours pour une cure de probiotiques le mois qui précède un "ultra" (distance).

La veille d'un triathlon + au repas précédant le départ je prends aussi des sachets de Smecta (bien utiles lorsqu'on boit la tasse dans des eaux troubles)

Et pour recharger le corps en glucides les 3 jours avant + en guise de petit déjeuner, j'ai remplacé mon traditionnel Gatosport et Malto (Overtsim.s) par une fabrication maison de gâteau de riz : riz rond bio, lait végétal, œufs bio, fructose (un peu), cannelle. Il me tient bien au corps et pour longtemps, un peu constipant ce qui est idéal, et sans risque d'hypoglycémie réactionnelle grâce au fructose (même si Anto se moquera bien ensuite de mon alimentation ! lol)

Entraînement "ironman" : ma prépa en vue de ma seconde tentative sur la distance

Et maintenant "yapluka" !

Les entraînements des derniers mois se sont en général bien passés, j'ai réussi à jongler avec un emploi du temps compliqué, je ne suis ni malade ni blessée, j'ai réussi à reconnaître l'ensemble du parcours, pas de problème matériel de dernière minute, la seule inconnue sera la météo (mais qui sera partagée par tous et que je n'aurai d'autre choix que de faire avec).

En un mot tous les voyants sont au vert, je n'ai rien à regretter dans ma prépa (à part un manque total de renforcement musculaire mais les journées ne font pas 48h non plus et j'assume ce choix). Je n'ai plus qu'à attendre l'arrivée de mon ami Anto et de sa petite famille afin de partager avec lui cette belle et nouvelle aventure pour moi !

Entraînement "ironman" : ma prépa en vue de ma seconde tentative sur la distance
Entraînement "ironman" : ma prépa en vue de ma seconde tentative sur la distance
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27 mai 2019 1 27 /05 /mai /2019 07:49
Triathlon L de Lacanau Mai 2019

De la même façon qu'il est bon de se programmer un semi-marathon un mois avant un marathon, je démarre directement ma saison de triathlète par le format L de Lacanau un mois avant le XXL de Hourtin (FRENCHMAN) dans un mois.

Les distances sont en effet de moitié sur un L par rapport à un "full". De plus, les deux épreuves se déroulant à proximité l'une de l'autre, je profiterai de mes quelques jours de vacances fin Avril pour reconnaître les parcours vélo des deux, sachant que, cerise sur le gâteau, le parcours de Lacanau reprendra une partie des routes de celui de Hourtin .

La météo n'ayant pas vraiment été printanière depuis ces dernières semaines, je n'ai pas du tout pu aller m'entraîner en allant nager aux étangs de Cergy comme à mon habitude dés fin Mars, la natation étant mon gros point faible. Juste une fois, histoire de tester sur 1000 mètres ma nouvelle combinaison One de Sailfish.

Je profite donc de mon court séjour en Gironde pour aller un peu nager dans le lac de Hourtin en premier choix. L'horreur... Je suis frigorifiée dans une eau à 16° et parvient difficilement à boucler mes 2000 mètres en une heure !!! 

Problème ? Solution ! Je file à la pharmacie m'acheter graisse à traire et crème chauffante afin de m'en tartiner le corps avant ma prochaine tentative.

 

 

Triathlon L de Lacanau Mai 2019

Sur les conseils avisés de mon ami Anto, je récidive mes essais dans le lac de Lacanau cette fois, quotidiennement, et sur de plus petites distances. Les préparatifs pour le week-end battent leur plein, les tentes sont déjà installées. Je reprends confiance (et le truc des crèmes semblent fonctionner!)

Triathlon L de Lacanau Mai 2019Triathlon L de Lacanau Mai 2019

Mes deux compagnons de club (TSF) Anto et Phil qui seront avec moi lors du Frenchman, ont bien entendu aussi programmé ce L dans leur préparation. Arrivés la veille de l'épreuve, nous en profitons pour dîner tous ensemble le vendredi.

Quatre autres garçons du TSF seront aussi  présents demain avec nous sur cette distance (Johan, Mitch, Gégé et Galopin).

Triathlon L de Lacanau Mai 2019

Samedi matin. Je rejoins le village triathlon à pied depuis ma location située à 1,5 km. Petite mise en jambes nécessaire.

Je retrouve tous les copains à la remise des dossards (il n'était pas possible de les prendre la veille,dommage !)   .

 

La photo reflète bien le pourcentage des femmes sur un tri !

La photo reflète bien le pourcentage des femmes sur un tri !

Nouveauté cette année : pas de "mass start" (= tout le monde plonge en même temps) mais départ différé pour les élites (avec Johan que j'encourage à m'en égosiller), ensuite les hommes (divisés en deux groupes d'âge, les jeunes et les vieux, dont font partie les copains, lol) et enfin les femmes (nous ne sommes qu'une cinquantaine sur plus de 600 inscrits ...).

Ce départ différé est un gros atout pour moi et mon appréhension des départs de triathlon !

Les élites partis à 10h, ce sera mon tour 15 mn plus tard. On a pied longtemps dans ce lac ... des filles jouent les dauphins (plongent, ressortent, re plongent), je cours puis nage enfin.

Départ des féminines

Départ des féminines

Pas de bousculade donc. Mais j'ai du mal à distinguer les bouées.

 

Parcours natation

Parcours natation

J'arrive parfois à prendre les pieds de l'une (c'est une expression !!! Je ne m'accroche aux pieds de personne, je profite juste de l'aspiration créée, ce qui est autorisé) mais jamais bien longtemps. Il y a de la houle sur ce lac ! Mais bon, ce ne sont pas les vagues de l'Atlantique non plus...

Je n'ai pas froid, j'ai l'impression de nager légèrement plus vite qu'à l'entraînement, tout en restant concentrée sur ma "technique". Par contre gros doute lorsqu'il s'agit de revenir sur la plage dont j'aperçois les fanions assez bien : ai je bien passé la dernière bouée ? J'imagine que oui, sinon un kayakiste serait venu me prévenir ...

Triathlon L de Lacanau Mai 2019

Je sors de l'eau en 40 mn !!! Inespéré !

 

Le retour sur la plage se déroule comme à l'aller : on a pied depuis longtemps avant d'arriver au bord. J'en profite pour enlever une grosse partie de ma combi (plus facile dans l'eau), puis trottine jusqu'à mon emplacement vélo situé à proximité.

Le soleil, timide jusque là, commence à céder sa place à de gros nuages noirs. Hors de question de tomber malade ! 

Je prends le temps nécessaire (4 mn) lors de ma transition pour me couvrir afin de ne pas grelotter sur le vélo : manchons aux bras, veste sans manches Gore. La graisse à traire est encore présente en une fine pellicule qui me protégera les jambes. Chaussettes, chaussures, casque, dossard à l'arrière, ça y est je suis prête à m'élancer sur le parcours vélo qui consiste en une boucle de 45 km à parcourir deux fois.

Parcours vélo

Parcours vélo

J'avale les kilomètres sans trop me poser de questions.

La pluie arrive au bout d'une demi heure. Pas trop forte au début. Elle cesse, puis reprend de plus belle et ce jusqu'à l'arrivée, par intermittence. Je ne regrette pas d'avoir pris mon temps lors de la transition ! Mais comment font ceux qui ne roulent qu'en trifonction, bras découverts ???

Plus costauds que moi j'imagine, beaucoup plus rapides aussi certainement.
 

Triathlon L de Lacanau Mai 2019

Je roule à une moyenne de 30 km/h, ce qui me satisfait amplement sur ce parcours ultra plat. Ça me change des sorties à 23 km/h sur les routes vallonnées du Vexin !

Ce qui me change aussi, c'est que, à part sur le circuit de Longchamp, je suis rarement penchée sur mes prolongateurs aussi longtemps...

Je les ai super bien réglés afin de ne subir aucune tension ni au niveau des cervicales que des bras ou des épaules.

 Par contre la position couchée tire sur mon iscio-jambier opéré il y a 2,5 ans et dont je garde encore les ancres (petites vis résorbables en 5 ans) qui rattachent mes tendons rompus. Et la fine "peau de chamois" de la trifonction de mon club n'est pas faite pour arranger les choses.

Triathlon L de Lacanau Mai 2019

Le parcours est composé de looooooongues lignes droites, perturbées par de gros rond-points lorsqu'il faut éventuellement bifurquer, et de légers ralentisseurs aux abords des communes.

Ce qui est à déplorer par contre, c'est la présence de nombreuses voitures sur le parcours, ce dernier n'étant pas fermé à la circulation pour nous. Et des voitures un samedi il y en a ! En plus, conduite sous la pluie oblige, les conducteurs ne sont pas des plus efficaces ...

Nous avons certes la priorité sur les rond-points, mais cela crée de gros ralentissements en amont à leur approche, et il nous faut alors doubler les quelques voitures à l'arrêt ou presque.

La cerise sur le pompon  reviendra à une voiture roulant à 25 km/h sur une longue portion de départementale, créant ainsi une circulation en accordéon des plus dangereuses pour nous!

J'aurai bien du mal à doubler tout ce petit monde, pour me rendre compte en passant la fautive, qu'elle suivait tout bonnement son concurrent !!!

Triathlon L de Lacanau Mai 2019

A mon grand étonnement, mon retour sur le Moutchic (site du triathlon de Lacanau) arrive bien plus tôt que prévu car je n'ai que 82 km au compteur sur les 90 annoncés, que je termine en 2h45. (pas d'erreur de mon GPS, les copains confirmeront la distance) 

Mais j'en suis plutôt contente tant la douleur sous ma fesse gauche était devenue insupportable depuis déjà plusieurs kilomètres.

Retour au parc à vélo. J'enfile mes Hoka, attrape ma ceinture porte-bidon, tourne mon dossard et m'élance sur le semi-marathon attendu, le tout en 2 mn. 

Parcours course à pied

Parcours course à pied

Le parcours consiste en une boucle de 7 km à parcourir trois fois. Je ne l'ai pas reconnu. J'aurais peut-être du !

Nous devons courir parfois sur (dans ?) le sable, les terrains sablonneux, les herbes, avant de retrouver le bitume.

Mes petits petons sensibles ne vont pas apprécier, je le sens ! D'habitude je les protège systématiquement étant très sujette aux multiples ampoules. Mais sur un triathlon comment faire?

Les pansements se seraient volatilisés dans le lac au départ si je les avais protégés avant, et ensuite lors de ma transition comment faire adhérer des pansements sur une peau humide, recouverte de sable qui plus est ?

 (Que celui qui a la réponse m'écrive !!!)

Triathlon L de Lacanau Mai 2019

Ce qui me rassure cependant, c'est que ma douleur à l'iscio a disparu comme par magie dès mes premières foulées. Ce qui me laisse supposer que ce n'est que l'appui sur celui ci qui entraîne à la longue cette douleur si invalidante.

 (ce qui me sera d'ailleurs confirmé par mon ostéopathe vu dès le lendemain)

Triathlon L de Lacanau Mai 2019

Le côté sympa de ce circuit c'est que je croise les copains !

Philippe à deux reprises, Gégé ensuite qui terminera son troisième tour alors que je serai sur le premier et qui aura la gentillesse de parcourir quelques foulées en ma compagnie, Anto enfin, qui, lorsqu'il en termine, me double non sans m'avoir lancé une boutade dont lui seul a le secret (hihihi !!!). Elle est chouette la tenue du TSF on se repère  vraiment facilement ! 

Mention spéciale à un spectateur qui m'encouragera tout particulièrement, et qui s’avérera être, après quelques échanges verbaux, (oui, vu mon allure je peux papoter en courant !) un super copain de Gégé ! 

Je ne mets pas en mode "minable" sur cette course à pied. D'ailleurs cela ne m'arrive plus jamais. J'aime mon allure diésel, et puis il ne faut pas oublier que j'ai besoin de vite récupérer de cette course, afin de continuer à enquiller les séances d'entraînement jusqu'au Frenchman !

 (sans compter le fait que j'ai prévu de reprendre la route à l'issue de l'épreuve, une fois restaurée et douchée quand même !)

Triathlon L de Lacanau Mai 2019

Peu avant de franchir la ligne d'arrivée, je suis acclamée par Cécile et Juliette (femme et fille d'Anto). "Je leur en donne 5"(Merciiiiiiiiiii les filles !!!)

Course à pied gentiment menée à 10,5 km/h en 2h03.

 

Triathlon L de Lacanau Mai 2019

Personne pour m'attendre à l'arrivée que je boucle en 5h30. Sur le coup je suis un peu déçue (je ne parle pas du chrono) mais les garçons sont arrivés entre 1h30 et 30 mn avant moi et la météo changeante n'a pas du les motiver à rester. 

Je ne fais que traverser la tente du ravitaillement et file rassembler mes affaires dans le parc à vélo au moment où Galopin en ressort. Je le salue, puis une fois ma voiture regagnée (garée la veille à proximité du départ, pas folle la guêpe) retrouve la famille Simonneau qui m'y attend. 

On se dit au revoir car ils doivent regagner leur maison familiale de Royan. Philippe m'attend aussi, mais dans sa voiture, avant de retracer directement vers le Val d'Oise.

Je suis bien contente de moi quand même, na !

Triathlon L de Lacanau Mai 2019

Par contre GROSSE déception le lendemain lorsque je découvrirai (via Facebook) qu'il y avait bien une remise des prix par catégorie d'âge, contrairement à ce que m'avait déclaré Gégé le matin même.

Remise des prix avec un beau trophée à la clé que j'aurai adoré remporter grâce à ma première place en VF4 (et que Mitch par contre n'aura pas loupé ... sic)

Mes seuls souvenirs concrets seront mes ampoules aux pieds habituelles !

 

 

Triathlon L de Lacanau Mai 2019

Tant pis pour moi, je me renseignerai mieux la prochaine fois!

 

Classement :

* 499 ème sur 601 finishers

* 30 ème féminine sur 49 finishers

* 1ère féminine 55/59 ans sur 4 

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24 mai 2019 5 24 /05 /mai /2019 21:31
(ma 5ème participation !)

(ma 5ème participation !)

Second triathlon de l'année après celui de Lacanau (format L) d'il y a quinze  jours. J'aborde cette épreuve comme un ultime entraînement basé sur les enchaînements des trois épreuves avant ma participation au XXL du Frenchman dans deux semaines.

Après une nuit relativement courte car passée à travailler au casino jusqu'à trois heures du mat', je programme mon réveil à peine deux heures avant l'épreuve.

Ayant pris la peine d'aller chercher mon dossard la veille, tout le matériel est prêt, et je pars à vélo avec mon sac à dos contenant toutes mes affaires pour les transitions sur la jetée du lac d'Enghien.

Les organisateurs ont annoncé la veille une eau à 15° ! Je n'en crois rien ayant moi même mesuré l'eau à 17h la veille à 17°.

Dans le doute, je me suis tartinée le corps avant de partir de graisse à traire initialement prévue pour accélérer le bronzage sans aucun indice protection, mais qui a l'avantage de former une barrière anti-froid très efficace et durable !

 

La météo annoncée n'est pas terrible. Il a plu à seaux toute la nuit et une partie de la matinée, et malgré de belles percées du soleil en ce début d'après-midi, des orages localisés sont à prévoir.

 

Je suis sur place en 10 mn à peine. Le temps de me faire marquer mollet et avant-bras du chiffre 11, mon numéro de dossard (qui ne tiendront pas évidemment avec la graisse ! lol) , de passer le contrôle matériel des arbitres et me voilà dans le parc à vélos.

Pas encore grand monde ... Je suis la première des filles de mon club (TSF) à être arrivée.

Whouahou !!! J'ai un petit mot à mon emplacement vélo !!! C'est super gentil !!! Je suis certaine qu'il s'agit de mon ami Philippe du VMT, club organisateur de cette épreuve.

Triathlon M d'Enghien-les-Bains 2019
Triathlon M d'Enghien-les-Bains 2019

Les copines du club arrivent, Axelle, Célia, Stella et ma choupinette Perrine qui est présente pour conserver son titre de championne départementale.

 

Bises aussi aux gars assez nombreux du TSF, et à ma copine Valérie que je suis et admire depuis que je la connais sur le circuit. Je l'avais croisée à l'occasion du marathon de Valencia l'hiver dernier pour la dernière fois.

 

Gros gros merci aux copains venus m'encourager de l'autre côté de la barrière ! Titi venu en "after", Phil en admirateur adorable et Gisèle qui est restée alors qu'elle a participé au format XS du matin sous la pluie et n'est pas rentrée au Bourget se réchauffer !

 

 

Il fait sec et assez doux mais le ciel est chargé. L'eau du lac est annoncée à 16,5°. Il est temps d'enfiler nos combinaisons en néoprène non sans remettre une couche de vaseline protectrice au cou et de crème chauffante sur les pieds et les mains (elle aura eu du succès ma crème !)

 

J'ai plaisir de constater que je ne suis plus du tout en état de stress comme auparavant.

D'autant plus que cette année GRANDE nouveauté : Les filles ont droit à un départ différé de 2 mn !!!

Il faut dire que les filles n'ont jamais été très nombreuses à Enghien : entre la difficulté de la côte de St Prix à gravir 3 fois (passage à 16%) et l'ancien départ à plus de 500 nageurs qui se prenaient des coups de tous côtés, ça en effrayait plus d'une... Tant pis pour moi qui voulait vivre un dernier départ en mass start avant le full du Frenchman ...

 

Triathlon M d'Enghien-les-Bains 2019Triathlon M d'Enghien-les-Bains 2019

Départ des garçons donné donc à 13h pétantes.

Assise au bord du ponton pour ne pas avoir à patauger trop longtemps, je nage jusqu'à la corde du départ dés qu'ils sont partis. A peine arrivée j'entends la corne annonçant le départ des filles. "C'est à nous là ?" demande l'une. Oups, vite, enclencher ma Garmin et crawler !

Triathlon M d'Enghien-les-Bains 2019

Je nage le long du casino comme à mon habitude. Pas de bousculade donc, mais la vase remuée par le départ des gars est atroce : je ne vois même pas mes mains lorsqu'elles plongent dans l'"eau"!

Finalement, contre toute attente, je rattrape des garçons. C'est quoi ce délire ? Ils sont vraiment nuls ou j'ai progressé ??? Ils sont en mode brasse pour beaucoup. Du coup un gaillard qui brasse ça prend une place pas possible et vlan que je me prends mes premiers coups de pied.

Les passages de bouées sont pires ... J'en viens à regretter mes chronos de fin de classement natation moi ! Une grosse paluche me plonge soudain la tête sous l'eau. Bon, surprise, je reprends à peine mon souffle que bim il recommence. Alors là du souffle j'en ai eu lorsque je lui ai crié "sale connard !!!" C'est sorti tout seul, mais, scotché, le mufle s'est excusé.

J'aperçois enfin la banderole d'arrivée (à chaque fois je me remémore la petite phrase du vigile pirate des Asterix de mon enfance : "enfin terre cap'tain !")

Sauvée ? Pas tout à fait ... Encore un ou deux coups de pieds dont l'un m'arrache les lunettes, et la main enfin salvatrice du bénévole me hisse hors de ce combat inégal.

Ma récompense ? Les premiers visages que j'aperçois à la sortie de l'eau sont ceux de mes parents venus m'encourager par surprise !!! (bon, ils sont enghiennois quand même, lol), puis celui de Titi qui ne me reconnait qu'au dernier moment.

Triathlon M d'Enghien-les-Bains 2019

Sortie de l'eau en 33', je suis contente car il reste du monde derrière moi. Le temps de regagner le parc à vélos pieds nus, j'ai le temps d'ouvrir ma combi et de la descendre jusqu'à la taille. Un peu galère toujours d'enlever ma Garmin qui bloquerait le passage de la manche et que je ne me résous pas à mettre sous celle-ci...

Une fois sur place je déroule la combi jusqu'aux pieds, hop vite le casque, la visière aimantée que j'ai du mal à placer, le dossard à l'arrière, chaussettes et chaussures. Le soleil me faisant de l'oeil je laisse la veste prévue au cas où ...

Triathlon M d'Enghien-les-Bains 2019

Et c'est parti pour les 40 km de vélo !

Direction Soisy, puis La première côte une fois le collège de Bury à Margency passé, une ligne droite, et c'est l'ascension qui commence.

J'aperçois mon collègue Laurent, triathlète lui aussi qui m'applaudit et me crie"allez Nini !!!"

 

Triathlon M d'Enghien-les-Bains 2019

A St Prix, le long du "mur" à gravir 3 fois, un attroupement de "tsfistes" m'acclame comme jamais ! Les Hamon, les Bourdillat, les Liger et les Renaud.

 Il y a même Musclor déguisé qui joue du tambour à tout rompre !

Triathlon M d'Enghien-les-Bains 2019

Cette côte je la connais par cœur car gravie moult fois lors de mes entraînements. Je sais où changer de braquet, les trous à éviter, où me placer dans les virages. 

Le fan club TSF est présent à chaque tour, et une fois la côte passée, juste avant de bifurquer vers le retour derrière le Château de la Chasse c'est la famille Mailly qui est présente avec les mêmes cris d'encouragement. Franchement c'est topissime !!!!! 

Triathlon M d'Enghien-les-Bains 2019

Au 3ème tour, ce n'est plus la même histoire ... Le ciel menaçant, s'ouvre d'un seul coup et ce sont des trombes d'eau qui s'abattent sur moi. Il fait presque nuit. Les copains ont sorti les ponchos et je les remercie d'être encore là.

Je commence à me refroidir, la dernière grosse descente va m'achever. Je ne veux prendre aucun risque sur cette route détrempée et roule "vite" mais prudemment. J'avais gardé mes roues d'entraînement munies de pneus "all conditions" de toute façon. Vivement le retour sur Enghien que je puisse me réchauffer en courant !

 

Je termine la partie cyclisme en 1h28' à presque 27 km/h de moyenne (500m D+)

Triathlon M d'Enghien-les-Bains 2019

Curieusement, j'apprendrai par la suite que sur Enghien il n'aura pas plu une goutte, mais que certains, moins rapides que moi, ont même subi la grêle !

La course à pied n'est plus qu'une formalité : un aller-retour à parcourir deux fois jusqu'à la salle des fêtes après avoir longé le lycée. Beaucoup de monde déjà sur le circuit lorsque je m'y élance ! Perrine en tête bien sûr, Axelle, Stella qui m'a doublé à vélo, Célia enfin. Je ne vois pas Valérie. Je m'en inquiète au second tour lorsqu'elle me passe finalement à 3km de l'arrivée.

Avec toutes ses allées et venues, je croise du coup tout les triathlètes du club, parfois à plusieurs reprises.

 

Triathlon M d'Enghien-les-Bains 2019

Well done. Je boucle ces 10 km en 55' à 11km/h, et termine ce triathlon en 3h02. A 5mn  près, je suis toujours dans les mêmes chronos, sauf qu'auparavant je bouclais la cap en 46' ! (2011)

Il s'est remis à pleuvioter ... Je prends congé de mes amis, récupère mon sac sans même me ravitailler, et rentre directement me doucher et me restaurer avant de repartir travailler !

J'aurai loupé mon podium, 1ère dans ma catégorie de 55/60 ans (sur 2 !!! hahaha) mais je n'aurais gagné qu'une coupe et une bonne crève, alors ...

Résultats

* 293 ème sur 425 partants (dont 3 dsq et 10 abandons)

* 15 ème féminine sur 43 partantes (dont 1 dsq et 4 abandons)

* 1ère VF4 sur 2

 

Triathlon M d'Enghien-les-Bains 2019
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3 décembre 2018 1 03 /12 /décembre /2018 13:15
Marathon de Valencia du 02 décembre 2018

C'est en lisant un article de ma cop Cécile Bertin http://runfitfun.fr/2017/11/26/run-valence-du-cote-coureur/ paru en Novembre 2017, qu'à la suite du marathon de La Rochelle couru la même année, j'envisageais de participer à celui de Valencia en Espagne. 

Et c'est en allant surfer sur le site de l'organisation (très bien réalisé, option français, clair et détaillé) que cette option est très rapidement devenue un réel objectif pour ma saison 2018 qui sera pourtant déjà bien remplie par de mult triathlons, trails, courses sur route dont le dernier marathon de Paris.

 

Ce marathon a tout pour plaire, et sa date, repoussée au premier dimanche de décembre cette année, est idéale comme épreuve de fin de saison, à deux heures d'avion de Paris, sous un climat encore assez doux aux alentours de 15°.

 

Mais pas que ! 

 

* Les inscriptions les 7 premiers mois suivant l'ouverture ne coûtent que 50 €

Elles comprennent évidemment le dossard + un t-shirt technique (pour les hommes et un débardeur pour les femmes)

 et des goodies remis dans le sac avec le dossard , mais aussi une assurance annulation en cas de maladie ou de blessure (gratuite donc), la paella party la veille (à toute heure = top), une médaille de finisher + 1 sac (avec des clémentines, barres énergétiques, fruits secs, goodies) à l'arrivée.

 

* Si vous abandonnez à partir du 25 ème km, vous aurez 50% de remise sur votre inscription l'année suivante.

 

 

* Le parcours est le plus plat d'Espagne. Des animations sont proposées tout du long, le public est omniprésent et très encourageant, il y a des ravitaillements tous les 5 km (+ à l'arrivée avec un stand de bière), des wc, des distributions de vaseline ou de bombes musculaires décontractantes. On est chouchouté !

distribution de vaseline

 

 

* On reçoit plein d'informations une fois l'inscription réalisée + un guide du coureur quelques jours précédant la course très imagé et détaillé. Grâce au bracelet fourni avec le dossard, vous aurez des réductions dans tout un tas de boutiques, restos, services dans la ville.

 

* Cerise sur le gâteau, si vous partez avec quelqu'un qui n'a pas les capacités de courir cette distance, un 10 km est proposé en parallèle et des courses pour les enfants la veille. Que du bonheur pour toute la famille. 

 

 

 

Mes amis membres de l'association (ACCEB)que nous avons créée en 2014 au sein de notre entreprise du casino d'Enghien sont emballés par cette proposition lorsque je leur en parle. Et lors d'un déjeuner mémorable chez notre trésorier nous réservons les vols, et finalisons nos inscriptions . Nous serons donc 7 à courir.

 

Je m'occupe de l'hôtel. J'opte pour le Hospes Palau De La Mar. Mieux vaut s'y prendre à l'avance, les hôtels sont vite pris d'assaut à l'approche du marathon. Et puis en cas de forfait par l'un de nous, il est facile d'annuler une chambre via Booking. 

Cet hôtel est idéalement situé, à 2 km du village marathon que l'on peut rejoindre à pied très facilement et agréablement par l'immense coulée verte qui a remplacé le fleuve déplacé il y a quelques années. On peut aussi louer un vélo urbain puisque de nombreuses bornes existent. Mais le centre ville ainsi que le centre historique sont aussi très rapidement accessibles à pied.

 

L'immense jacuzzi + sauna et hammam sont proposés gratuitement pour les clients de l'hôtel ainsi que la salle de remise en forme (petite mais suffisante). Seuls les massages sont payants. Mes collègues auront largement profité de tous ces services avant et après le marathon ! Pour ma part je ne goûterai que le jacuzzi post marathon.

 

Si j'ai la chance d'être en vacances à cette période de l'année, ce n'est pas le cas pour tous mes collègues qui ont du jongler avec leurs jours de repos. Nous décidons de partir la veille de la course et de nous octroyer un jour de visite le lendemain avec un retour le mardi. 

(Ils ont fait la mauvaise expérience de crapahuter dans tout NYC l'année dernière avant le marathon et étaient déjà cuits avant le jour J !)

 

 

Manque de bol pour moi je souffre d'une sinusite carabinée peu avant de partir et c'est armée de médocs prescrits au dernier moment que je vais donc courir mon second marathon de l'année.

 

Gros changement de température arrivés sur place ! Nous quittons les 2° parisiens pour une quinzaine (à l'ombre) . Nous déposons nos affaires à l'hôtel en toute fin de matinée et nous rendons donc à pied au village marathon récupérer nos dossards.

L'organisation est très stricte, quasi impossible de ne pas resquiller dans les longues files d'attente, l'une pour récupérer son dossard et activer la puce qui y est accolée, l'autre pour accéder au hall du village marathon afin de récupérer notre sac coureur et éventuellement craquer sur les différents stands proposés (je fus TRÈS sage : juste un mug souvenir de l’événement pour compléter ma collection). 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chacun ayant des envies de shopping différentes, nous nous perdons, retrouvons, nous attendons, re-perdons, re-retrouvons, etc. Bref piétinons beaucoup mine de rien ! 

Rapide bise à ma copine triathlète parisienne Valérie Seckler qui repartait au moment où je la croise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le décor de la Cité des Sciences et des Arts est tellement magnifique qu'il est très agréable d'y déambuler avant de retrouver mes amis à la paella party.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La nuit tombe vite. Nous rentrons à l'hôtel juste à temps. 

Je n'ose pas profiter des infrastructures relaxantes proposées par l'hôtel, je ne sais pas si c'est très conseillé avant un marathon. Dans le doute je préfère m'en tenir à mes bonnes vieilles habitudes, à savoir un léger footing d'un trentaine de minutes, terminées par quelques accélérations (l'avant-veille du marathon étant un jour de repos). L'un de mes amis m'accompagne cependant et nous tournons comme des hamsters dans un square à proximité de l'hôtel, les rues devenues noires de monde, et la coulée verte ayant fermé à 19h. Comique !

 

J'avais prévu d'emporter mon dîner, je n'accompagne donc pas mes potes partis déambuler dans Valencia à la recherche d'un endroit pour se restaurer, la paëlla party ayant été digérée depuis quelques heures déjà. Et puis je préfère rester allongée et m'économiser pour demain. Si j'avais su ...

Bref, je commence à faire "bande à part" .

Je profite donc de l'absence d'Eva, ma co-locataire pour qui ce sera son premier marathon, afin de préparer mes affaires tranquillement pour le lendemain. 

Le réveil sonne à 6h.

Mes gestes sont depuis longtemps devenus mécaniques : je sors mon gâteau sport du mini frigo, fais chauffer mon café, protège les orteils qui me causent soucis d'habitude, mange tranquillement, m'habille en rajoutant un sweat un peu plus chaud en attendant le départ, un sac poubelle en tant que poncho protecteur (il fait 7° à l'aube), prépare mes deux bidons énergétiques (l'un qui sera dans ma ceinture porte-bidon, l'autre que je cacherai sur le parcours au 25ème km dont j'ai repéré l'emplacement la veille et qui est à quelques centaines de mètres du départ). 

 

 

J'aime avoir une marge de temps conséquente avant un départ, afin de pouvoir courir quelques foulées au préalable, plus dans l'optique de soulager mes intestins  que d'envisager un réel échauffement.

Je n'ai absolument pas prévu de partir sur les chapeaux de roue de toute façon.

 

Je laisse donc Eva qui rejoindra les autres un peu plus tard afin de partir en commun. Ils sont dans le même sas entre 3h45 et 4h. Je me suis inscrite dans celui des 3h15 (qu'il a d'ailleurs fallu justifier lors de l'inscription).

Je continue donc de faire bande à part en quittant l'hôtel 30 mn avant les autres.

Je marche tranquillement dans la coulée verte, remonte sur le côté opposé à la hauteur de la Place de L'Europe afin de planquer mon bidon, redescends pour rejoindre l'autre rive et me diriger vers le départ.

 

Il y a un monde fou qui marche dans tous les sens ! 30.000 très précisément.

8.500 sur le 10km, 22.000 sur le marathon (record battu !) qui se croisent dans tous les sens afin de regagner nos lignes de départ respectives.

Malgré le plan fourni par l'organisation et que je tiens à la main, j'ai bien du mal à trouver mon chemin pour regagner mon sas.

Je suis vraiment nulle en orientation ! Heureusement qu'il y a pas mal de français engagés qui m'aident.

 

8h40. Le départ de mon sas est donné pile à l'heure prévu. Tout est très fluide. Je passe la ligne du départ en moins de 2. 

 

Je me suis fixée une allure d'environ 11,5 km/h afin d'être aux alentours de 3h43 mon chrono habituel depuis 3 ans (même en marchant à La Rochelle l'année dernière).

 

Je ne veux pas voir la vérité en face : mon niveau actuel n'est pas du tout dans ce chrono. Mes dernières compétitions en course à pied sur 10 km ou semi se sont courues quasiment à l'agonie pour respecter les allures qui m'étaient habituelles ... 

Départ des marathoniens à gauche, du 10 km à droite

Trop optimiste donc je m'élance donc sur les premiers kilomètres sans stress cependant, avec une grosse envie de me faire plaisir. Il fait très doux déjà, mais je m'hydrate comme à mon habitude d'un bonne gorgée toutes les 10 mn. 

 

Un gel énergétique tous les 8km (au lieu de 10 habituellement, mais à La Rochelle j'avais tellement manqué de jus sur la fin !). 

 

Au 7ème km, ma tendinite du releveur du gros orteil que je traîne depuis des semaines malgré de récentes semelles orthopédiques se réveille ... Manque de bol la portion entre le 5ème et le 9ème est d'en ennui mortel, une longue ligne droite en aller-retour le long d'une voie de tramway désertique sans aucun intérêt pour la vue (ce sera la seule). Je tente par tous les moyens de ne pas y penser, et y arrive finalement vers le 10 ème km nettement plus intéressant en 53 mn en 11,3 km/h déjà un peu moins rapidement que l'allure prévue ...

Je maintiens l'allure, les vitrines de certaines boutiques affichent la température extérieure : ça grimpe doucement, elles affichent maintenant 17° à l'ombre.

Il y a une super ambiance sur le parcours : entre les groupes de musique, les sonos officielles ou non, et le nombreux public, nous sommes vraiment soutenus et motivés !

 

Je maintiens cependant cette allure jusqu'au semi. Mon bidon est quasi vide, pour tenir jusqu'au 25ème je prends une petite bouteille d'eau au ravitaillement.

Passage au semi en 1h51 en temps réel

 

 

Je croise les doigts pour que mon second bidon soit bien là où je l'avais planqué. YES !!! Je me baisse pour le ramasser et là direct de grosses contractures me plombent les quadriceps. Je fais au plus vite pour transvaser le précieux liquide dans mon bidon Salomon, et ai le plus grand mal à me frayer un passage au milieu de la foule pour regagner le parcours officiel.

 

Mes vastes internes sont devenus durs comme du béton. Je prie le ciel pour ne pas être victime de crampes maintenant ! Je ralentis un peu l'allure mais à présent les kilomètres me séparant de l'arrivée seront un long chemin de croix.

 

Je passe le 30ème km en 2h40, à 11,2 km/h maintenant.

Après les vastes internes, ce sont les quadriceps qui durcissent à mesure que le thermomètre extérieur augmente : il est 11h30 et il fait 23° au soleil ...

 

Je me fais violence pour ne pas marcher. Pas encore. Pas avant le mythique "mur du 32 ème si redouté pour la plupart (pas par moi, jamais rencontré).

Souffle ok, énergie ok, muscles des cuisses HS !

 

Je repense à ma dernière sortie longue d'il y a 15 jours, longue de 30 km et passée comme une lettre à la poste, mais à 10 km/h il faut l'avouer. 
Contrairement à ma prépa pour La Rochelle, j'ai du kilométrage conséquent dans les pattes aujourd'hui, alors que se passe t-il ?

 

Le 32ème km est passé. Tenir encore avant de marcher. Je me l'autorise un km plus loin. Plan B, j'enclenche la méthode Cyrano (marche et course en alternance) à raison de 30 secondes marchées pour 5 mn courues.

Progressivement la tendance va s'inverser.

 

Le 35ème arrive, en 3h08, en 11,1 km/h dorénavant. Encore un peu plus de 7 à parcourir !!!

 

Le 40ème arrive au bout de ce qui me semble être une éternité (en 3h39, je ne suis plus qu'à 10,9 km/h maintenant)

 Je viens de passer devant notre hôtel. Nous courons à présent sur la route qui surplombe la coulée verte. Je sais que j'arriverai au bout, même en rampant, mais de savoir qu'une fois arrivée il va me falloir me retaper ces deux derniers km me plombe le moral un peu plus. 

Il y a une foule de plus en plus nombreuse et enthousiaste  sur ces deux derniers km. Je souris pour faire bonne figure. 

Ce qui devrait m'enchanter accentue mes douleurs : ces deux derniers km sont très roulant car tout en descente ! Ça pique !!!

 

Le tapis bleu au détour du dernier virage, enfin. 

L'arrivée dans ce décor fantastique est digne à lui tout seul d'en avoir bavé autant.

 

Je franchis l'arche en 3h52, exactement dans le même chrono que mon premier marathon à Paris en 2000. La boucle serait-elle bouclée ? C'est mon 21ème marathon sur route. 21 est mon chiffre fétiche. Un signe ?

Mais le signe de quoi ???

Ça balance pas mal à Valencia ! lol Le crabe arrive enfin ...

 

J'avais déjà pensé à l'arrivée de La Rochelle l'année dernière à laisser tomber les marathons et résultat, deux de plus depuis. Alors ? Malgré une prépa de 3 mois sans anicroches, le résultat n'a non seulement pas été au rendez-vous, mais pire ce fut ma pire contre-performance de ces 18 dernières années !

 

Toutes ces questions se bousculent dans ma tête alors que je piétine afin de sortir de la finish zone ayant récupéré le sac très fourni donné par de gentils bénévoles. J'attrape une bouteille d'eau supplémentaire et une banane. Je me sens totalement ko physiquement et je retiens le gros sanglot qui est à deux doigts de me submerger. Aucune envie de m'arrêter au stand bière.

 

Comment vais je faire pour regagner l'hôtel ? Il va me falloir un temps infini pour remonter ces 2 km. J'espère que je ne ferai pas de malaise, de crise d'hypo réactive. J'engloutis ma banane au cas où. 

 

Je ne réalise absolument pas qu'avec ce chrono là certains de mes amis ne vont pas tarder à arriver ! il ne me vient même pas dans l'idée que j'aurais pu les attendre ... Mon cerveau est en mode idées noires tâchant de répondre simplement à la question "pourquoi ?"

 

Finalement bien que dotée de deux jambes de bois, marcher me fait du bien. Je parcours à nouveau la coulée verte, et j'espère bien ne pas louper la petite fontaine repérée et qui désigne que l'hôtel est à proximité une fois remontée sur le boulevard.

 

Je suis remontée un peu trop tôt. Il y a un monde fou ! Au milieu les coureurs, sur les côtés la masse des personnes venues les encourager.

 

Je remonte le boulevard avec difficulté. J'aperçois l'un de mes collègues que je suis ravie d'encourager à mon tour. Il va me falloir traverser le flux car l'hôtel est de l'autre côté. Et juste avant de rentrer dans l'hôtel je vois à nouveau un autre ami. Sauf blessure de l'un d'entre nous il doit être le dernier.

 

Je n'ai qu'une hâte, me restaurer et prendre une douche ! J'avale ma part de paëlla que j'avais emportée la veille.

 

Eva arrive enfin : premier marathon bouclé en 4h01 !

Je suis super fière d'elle. Finalement tout le monde se sera attendu à l'arrivée. sic.  J'aurais mieux fait d'en faire autant. Leur présence m'aurait réconfortée, et aurait évité toutes mes questions sans réponse que je me rabâche.

Ils sont trop beaux mes potos !!!

 De gauche à droite : Andrea en 4h26, Sébastien en 4h32, Eva en 4h01, Léo en 4h17 et Thierry en 3h58.

Bruno, absent sur la photo, termine lui en 4h10.

Exepté Eva, tous auront subi et réalisé de moins bons chronos que d'habitude.

 

Une de plus !

 

​​​​​​​Je continue à me renfermer pour le reste de la journée mis à part un petit tour au jacuzzi avec Sébastien. Mais pas longtemps. 

Je reste dans ma chambre d’hôtel le reste du temps, à me reposer, à ruminer.

Mon corps n'est que courbatures malgré le jacuzzi. 

Les autres sortent dîner, certains vont même faire un tour au casino. Comment font-ils ??? Ah oui, mis à part Bruno, ils ont tous entre 18 et 10 ans de moins que moi ! lol

 

La nuit portant conseil, je me réveille avec toujours autant de courbatures, mais aussi tout un tas d'explications toutes plus probables les unes que les autres :

* Saison sportive ultra chargée sans coupure après les grosses échéances

* températures trop chaudes sans temps d'acclimatation préalable

* pas assez de repos la veille, nous avons passé la quasi totalité de la journée debout à marcher ou piétiner

* année essentiellement axée sur le cyclisme avec de gros volumes

* mental quasi inexistant dés que je me retrouve sans amoureux à tenter d' épater

*traitement de choc contre ma sinusite

 

Bref, aujourd'hui étant un autre jour, profitons maintenant de la ville et de ses spécialités ! 

Alors ce sera sangrias, tapas et paëllas à gogo pour notre petite bande !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11 juillet 2018 3 11 /07 /juillet /2018 22:17
"L'Etape du Tour " Annecy-Le Grand Bornand (08/07/2018)

Tout aura commencé en octobre dernier : une discussion avec mes nouveaux camarades de formation à l'INCM et puis paf, de retour chez moi je valide mon inscription à la 27ème édition de l'Etape du Tour annoncée comme "la plus difficile de toutes". Il ne fallait pas traîner pour s'inscrire, les 16.000 dossards sont partis en moins de 48 h !

 

Ce n'est pas pour autant que je me dis que je vais la faire. J'ai prévu un éventuel forfait en souscrivant à l'assurance annulation. Je ne sais pas du tout si j'ai le niveau pour m'attaquer à une cyclosportive montagnarde avec plus de 4000 mètres de dénivelés positifs annoncés !

 

1/ Je n'ai encore jamais participé à une cyclosportive. Mes seules expériences se limitent à des randos auxquelles j'ai le plus souvent participé solo.

2/ Si tout le monde s'accorde à dire que j'ai le gabarit idéal pour rouler en montagne , habiter dans le Val d'Oise n'est pas le meilleur endroit pour s'entraîner à accumuler du dénivelé

3/ Avec ma nouvelle formation et l'enchaînement des cours / stages chez Culture Vélo aurai je assez de temps pour m'entraîner ?

4/ Je n'ai JAMAIS roulé en haute montagne !!! 

Il y a encore 3 ans je tentais une petite montée au Semnoz au dessus d'Annecy (réussie) dont j'avais eu le plus grand mal à descendre, avec le trouillomêtre à 0 et l'envie de jeter mon spad dans le lac à l'arrivée.

Depuis Fanfan est passé par là, et les 10 jours de stage dans le Var l'année dernière avec ses précieux conseils dans les descentes (moyenne montagne) m'ont bien permis de m'améliorer, mais depuis nada.

"L'Etape du Tour " Annecy-Le Grand Bornand (08/07/2018)

Et à mon avis pour une épreuve comme celle ci il ne va pas falloir louper sa préparation !

Ma chère cousine Emilie qui m'accueillera pour l'occasion dans son chalet à proximité d'Annecy et qui travaille pour le groupe Mavic me le dit tout de go :

" les collègues m'ont dit que ce sera une édition à user les cales cette année, d'ailleurs certains de l'équipe renoncent cette année à y participer : trop dure !"

 

Mouais ... j'irai / j'irai pas ?

 

Avant toute chose il me faut m'ENTRAINER. Je demande conseil auprès de mon ami Michel, l'ancien président du Vélo Club Garennois maintenant à la retraite.

Il me trace les grandes ligne d'un plan.

Mais j'aime les détails et la précision.

Alors je me tourne vers le coach cyclo de mon club de triathlon, Romuald, qui accepte de me concocter un programme sur mesure qu'il m'enverra au fur et à mesure durant 27 semaines.

 

Pas de coupure hivernale donc, et pourtant on en aura eu du temps pourri !!!

 

 

Je décide de venir séjourner une semaine chez ma cousine pendant mes vacances en Mai afin de reconnaître les différents cols au fur et à mesure. Je prévois 4 sorties, une pour chaque col. 

Finalement je bouclerai l'ensemble des 160 km en trois fois, le dernier col celui de la Colombière étant encore impraticable en cette saison :

"L'Etape du Tour " Annecy-Le Grand Bornand (08/07/2018)

Ca passe donc.

J'ai les jambes, j'ai le cardio, j'ai la motivation et mes entraînements se déroulent assez bien (en plus de ceux maintenus en natation et course à pied, faut pas déconner j'ai aussi quelques triathlons de prévus, lol)

 

Je termine ce stage de prépa avec ma PREMIERE cyclo à Millau, cyclo rendue très difficile avec une brusque chute des températures, de la pluie à gogo et de la neige (125 km).

 

Alors à mon retour ma décision est prise : JE LA FAIS ! 

 

Mais inconsciemment ma décision n'était-elle pas déjà prise le jour de mon inscription ? ...

"L'Etape du Tour " Annecy-Le Grand Bornand (08/07/2018)

Arrivée le vendredi soir chez mes cousins, je suis totalement éreintée par une semaine très éprouvante nerveusement avec la première partie de mes examens pour mon CQP de technicienne du cycle, et physiquement avec peu d'heures de sommeil du à la chaleur écrasante chaque nuit.

Je me suis préparée à l'arrache et stresse d'avoir pu oublier quelque chose.

 

Mais le fait d'aller récupérer mon dossard sur le Village du Tour le samedi matin me redonne la banane. Ca y est, je suis dans l'ambiance, il y a des stands de partout, difficile de ne pas craquer !

 

Je ne traîne pas plus que de raison . Il fait très très chaud, je ne veux pas perdre des forces la veille du jour J et j'ai besoin de me préparer tranquillement cet après midi.

 

Voilà, c'est le GRAND JOUR :

 

Réveil à 5h30 il ne me faut pas plus de 30 mn pour être prête avant de partir rejoindre la ligne de départ. 

 

Je descends vers Annecy à vélo, ayant déposé mon véhicule hier midi au Grand Bornand, la ville d'arrivée. Il fait un peu frais, mais je sais d'avance que cette journée sera égale aux précédentes, à savoir sous le soleil et la chaleur.

 

En à peine 30 mn j'arrive à mon sas (10 km de descente surtout = parfaits en échauffement). Pas de toilettes comme prévus sur le plan du sas. Juste des urinoirs ... avec 5% de filles au départ, ces messieurs de l'organisation font bien peu cas de nos petites préoccupations féminines !

"L'Etape du Tour " Annecy-Le Grand Bornand (08/07/2018)

16 sas composés de 1000 cyclistes : ça en fait du monde !

 

Le mien , le n° 10, m'a été octroyé lorsque j'ai rempli le chrono que j'estimais faire lors de mon inscription. Les premiers sas sont ils réellement composés de coureurs au fort potentiel sportif ? J'aurai confirmation que non plus tard, sur le parcours ...

 

Il est vrai que l'heure limite pour arriver au Grand Bornand est la même pour tous : 20h, et ce peu importe à quelle heure on a franchi la ligne de départ.

 

Car le premier sas, celui des cyclistes /en principe/les plus rapides, démarre à 6h, puis chaque sas part de 7 mn en 7mn (avec une musique propre à chaque sas !).

 

Mon départ est donc prévu à 7h45, et je suis là à 6h 30 dans les premières de mon groupe.

 

Je pose mon vélo aux avant-postes de mon sas, puis grimpe sur la barrière afin d'en ressortir et m'installe tranquillement sur un banc, à proximité d'un gros chêne qui me servira de cache pour mes pauses wc. Je sirote mon eau additionnée de fructose pour patienter tout en m'hydratant, puis mange une petite barre à h-30' et une petite compote.

 

J'en profite pour scruter un peu le matériel de ces messieurs. Il y a du beau matos ! Par contre question gabarit de leur propriétaires je vois de tout ... il y en a qui vont souffrir dans les grimpettes, n'est ce pas messieurs les gallois ? 

67 pays représentés au départ de cette cyclo quand même ...

 

Pas de stress, l'envie que ça parte, enfin.

 

Vite mon sas s'ébroue. Je ré-enjambe la barrière, enfourche ma monture et nous nous dirigeons tous tranquillement vers la grosse arche du départ face à l'Hôtel de Ville d'Annecy, la chanson "Highway to hell" d'ACDC à fond pour nous donner du courage !

 

7h45 pile-poil, je roule enfin !

"L'Etape du Tour " Annecy-Le Grand Bornand (08/07/2018)

J'ai confiance. Depuis le début de l'année j'accumule 5.500 km de vélo, et même si ce n'est pas sur des parcours montagneux j'ai tenté de rouler sur la moindre côte que j'ai pu trouver.

 

Mon protocole alimentaire est bien défini :

Je roule avec deux bidons de 800 ml chacun, remplis de boisson énergétique "Longue Distance" d'Overstim's . De quoi tenir 4h sans recharger. Je bois une gorgée consciencieusement toutes les 10 mn.

Un comprimé de Sporténine par heure, et en alternance une barre de pâte d'amande citron de Fenioux et un gel liquide d'Overstim's. Et toutes les 2 heures une gélule de supplémentation en sel/électrolytes de la même marque.

Je ne souffre jamais de problèmes de digestibilité en course à pied, pas de raison que ça me prenne à vélo alors que l'estomac est moins balloté .

"L'Etape du Tour " Annecy-Le Grand Bornand (08/07/2018)

Les premiers kms sont hyper roulants. Nous longeons le lac d'Annecy puis le contournons jusqu'à arriver à la première "bosse" : la Côte de Talloire" , suivi rapidement par le col de Buffy qui nous offre une vue magnifique sur le lac en contrebas.

 

Je tente de suivre un groupe comme me l'a conseillé mon pote Loïc du Casino qui vient de faire un Granfondo, en vain .

Ca roule vite ! Je décroche. Pas grave. Décision est prise : je fais MA course.

Un coup je raccroche, un coup je décroche. L'allure est quand même à plus de 30 km/h, hors de question de griller des cartouches d'énergie sur ces 20 premiers kilomètres.

 

Je m'octroie même une rapide pause pipi histoire d'aborder le premier col en toute sérénité.

 

Je vois déjà des gars sur le bas côté en train de réparer des crevaisons : je croise les doigts ! (en même temps j'ai prévu 2 chambres à air + rustines Var autocollantes + 2 chargeurs d'air comprimé)

"L'Etape du Tour " Annecy-Le Grand Bornand (08/07/2018)

Ce qui est de génial par rapport à ma reconnaissance de Mai dernier, c'est que aujourd'hui toutes les routes sont fermées à la circulation.

 

Ce premier col de première catégorie est plutôt roulant sur les 6 premiers kms d'ascension avant un passage de 2 km à plus de 9% pour terminer sur une pente à 6/7%.

 

Je ne profite pas vraiment de la vue sur le massif des Aravis qui s'offre à nous : je me concentre sur ma fréquence de pédalage. Je ne veux surtout pas forcer. Je mouline autant que possible en roulant en 34/28 afin d'économiser toutes mes forces pour la suite.

En Mai j'avais trouvé ce premier col difficile car c'était mon premier. Rebelote ce matin et de plus le soleil, de face, complique un peu la tâche car les degrés montent direct en flèche.

Je grimpe ce premier col en 1h, me classant 6587 ème ( résultat que je ne connaitrai que le lendemain), nous sommes au 54ème km.

 

 

"L'Etape du Tour " Annecy-Le Grand Bornand (08/07/2018)

La descente, à l'ombre, est presque trop fraîche par moments. Mais hors de question de perdre du temps à enfiler ma veste Mavic bien roulée dans ma poche arrière.

 

Je file, mais tout en restant très concentrée et vigilante par rapport à la masse des cyclistes parfois imprudents ou trop mal à l'aise dans cet exercice comme je le fus moi même.

 

 Je me remémore un bon conseil que l'on m'a donné : toujours pédaler, afin de tourner les jambes, même dans  les descentes,ce que je m'applique à faire sauf lorsque ma vitesse est trop importante.

 

"L'Etape du Tour " Annecy-Le Grand Bornand (08/07/2018)

Je reprends un bon rythme sur la route qui nous fait ensuite traverser La Clusaz, Saint-Jean-de-Sixt et Entremont : je me souviens de chaque endroit.

 

Puis se dresse le fameux mur qui annonce le début de la montée au Plateau des Glières ...

"L'Etape du Tour " Annecy-Le Grand Bornand (08/07/2018)

C'est celui que je redoute le plus. Pas le plus long, mais raide, avec des portions très étroites parfois et je redoute d'avoir à slalomer dans la pente parmi la masse encore compacte des coureurs.

 

Avec 6 km à plus de 11% la phrase de ma cousine me revient en mémoire : "une étape à user les cales" ! Et effectivement il y a déjà pas mal de personnes qui grimpent à pied, le vélo à la main le long de la montagne. Mais ils sont disciplinés et ne nous gênent pas , en restant bien à droite. 

 

Je suis hyper concentrée, craignant la défaillance à tout instant d'un cycliste devant moi qui s'arrêterait soudain, ou pire tomberait et m'entraînerait dans sa chute.

 

Le danger ne vient jamais de là où on l'attend. C'est une moto qui m'obligera à mettre pied à terre.  Elles sont une bonne dizaine de la sécurité (sic) à nous doubler par la gauche en klaxonnant à tout rompre, nous obligeant à nous déporter même si la place ne le permet pas.

 

Et paf, l'une d'elles pile juste devant moi. Je freine juste à temps, déclipse par je ne sais quel réflexe mais ne tombe pas. J'enrage car j'ai peur de ne pouvoir repartir dans cette pente si forte. Je lui demande de m'aider en me tenant le vélo le temps que je puisse redémarrer. Il m'envoie bouler, furieux lui aussi d'avoir calé :

"et moi ma petite dame j'ai 800 kg à devoir redémarrer !!!" et il file ...

Je tente. Heureusement j'étais déjà en 34/32 et ça passe bien en fait. Agréablement surprise la Nini.

 

La montée se fait tantôt à l'ombre, tantôt en plein cagnard et je transpire comme jamais. Mais je ne loupe jamais ma petite gorgée toutes les 10 mn !

 

Lors de mon passage en Mai des portions de cette côte étaient en plein travaux. Et aujourd'hui c'est un beau ruban tout lisse ou presque, même si très pentu qui s'offre à nous.

 

A 1 km de l'arrivée au plateau, panique n°2 : énorme contracture dans le bas de mon iscio  gauche, celui qui justement avait été opéré il y a 18 mois. La douleur est fulgurante puis passe un peu mais reste latente. Je manque de tomber. Mon cerveau cherche LA solution à vitesse V : je dois m'étirer. Alors tout en continuant à gravir ce dernier km, je m'applique à bien descendre le talon afin de soulager au mieux mon iscio. Et ça fonctionne !

 

 

Je gravis cette montée en 45 mn, et j'ai gagné des places : je suis maintenant 5074 (km 80)

 

 

Beaucoup de monde pour nous encourager là haut. D'ailleurs tout au long du parcours il y a une ambiance de folie, digne d'un vrai Tour de France : des familles entières nous acclament, des villageois proposent eau et friandises, c'est top.

 

 

Il y a un ravitaillement proposé : je ne m'y arrête pas : j'ai encore de quoi tenir jusqu'au prochain dans une quinzaine de km.

 

 

Le plateau des Glières est le site stratégique où se réfugiaient les résistants de la région durant la seconde guerre mondiale. L'une des grosses difficultés annoncées se situe là, car nous devons rouler sur une portion non bitumée de 1,5 km propice à d'éventuelles crevaisons à tout va. Pffff !!!!!

 

Déjà lors de ma reco j'avais trouvé qu'on en faisait bien tout un plat pour ce que c'était, mais aujourd'hui c'est encore mieux : plus de gros cailloux ou graviers potentiellement dangereux pour nos pneumatiques, toute la portion a du être consciencieusement aplanie au rouleau compresseur car elle ressemble plus à l'allée d'un parc bien propret !

"L'Etape du Tour " Annecy-Le Grand Bornand (08/07/2018)
"L'Etape du Tour " Annecy-Le Grand Bornand (08/07/2018)

Une fois passée la partie non bitumée, la route reprend en descente. Mais pas pour longtemps. Un nouveau coup de cul avant de réellement attaquer une descente en lacets redoutée par beaucoup . Il y aura d'ailleurs des chutes à déplorer sur cette portion dont une très grave. Je file à près de 40 km/h.

"L'Etape du Tour " Annecy-Le Grand Bornand (08/07/2018)

J'arrive en bas de La Fill!ère où se situe le ravitaillement où j'ai prévu de m'arrêter. Il a été monté sur le parking de l'école communale.

 

Je suis au 95 ème km, à environ 4h de course déjà et mes bidons sont quasi vides. J'anticipe mentalement ce que je vais y faire afin de ne pas perdre de temps : verser les sachets de poudre énergétique que j'ai mis de côté dans l'une de mes poches dorsales, les remplir d'eau et repartir. 

 

A l'entrée de la zone les bénévoles s'affairent afin de bien nous orienter : et quelle n'est pas mon immense surprise de tomber sur mon copain Sébastien Chaigneau ultra-trailer professionnel (deux podiums à l'UTMB, entre autres grandes victoires). Je ne l'avais pas revu depuis le moi d'Avril où il était venu à l'occasion du Marathon de Paris.

 

On se claque la bise, il est ultra affairé et moi je dois remplir mes bidons : un autre bénévole s'en charge.

 

J'ai du m'arrêter 5mn à peine. 

 

Et c'est reparti ! La Roche-sur-Foron, retour à Saint-Sixt, la départementale 27 jusqu'à Bonneville, puis le D1205 plutôt roulante bien qu'assez vallonée par moments. 

"L'Etape du Tour " Annecy-Le Grand Bornand (08/07/2018)

Cluses marque le début du col de Romme. Col de première catégorie. les 3 premiers km sont très raides . Heureusement la majeur partie de cette troisième grimpette est à l'ombre. Je papote avec un cycliste, infirmier de profession, très loquace qui roule un bon moment à la même allure que la mienne. Je lui raconte ma frayeur avec ma contracture. Il me conseille de ne plus "tirer" sur la pédale gauche afin de soulager mon iscio au maximum.

 

J'apprendrai aussi par la suite que la position que j'avais adoptée pour cette cyclo montagnarde en reculant au max ma selle, y est certainement pour beaucoup car très sollicitante pour les iscios.

 

 

"L'Etape du Tour " Annecy-Le Grand Bornand (08/07/2018)
"L'Etape du Tour " Annecy-Le Grand Bornand (08/07/2018)

Je n'ai plus réellement mal, mais la contracture est latente. Par contre, j'ai de plus en plus mal sous la plante du pied gauche (même jambe) au fur et à mesure de la montée ...

 

Je desserre un peu les sangles de ma chaussure, rien n'y fait.

 

La douleur empire à un point tel que j'ai l'impression que ma cale a transpercé ma semelle et me rentre littéralement dans la chair. Ce n'est pas du tout comme un échauffement.

 

Du coup j'appuie moins fort, ma position se modifie, et paf, rebelote la contracture refait son apparition , à quelques centaines de mètres du sommet ! J'enrage, je prends sur moi, hors de question de mettre pied à terre. Je passe les ruches qui annoncent le dernier viarge avant d'arriver au sommet un km plus haut. Là on est à nouveau en plein cagnard.

 

Il m'aura fallu là aussi pile 1h pour venir à bout de ce col (3959 ème)

 

Presque 7 h que je roule maintenant ...

 

J'espère la descente salvatrice. Elle est courte, juste 5 km, et effectivement la crampe se calme, mais pas ma douleur plantaire. je rêve d'enlever mes chaussures et j'en viens même à me demander s'il ne va pas me falloir terminer l'Etape en chaussettes !

 

Et puis je n'en peux plus de la chaleur ... Il fait plus de 32°

 

 

"L'Etape du Tour " Annecy-Le Grand Bornand (08/07/2018)

Au pied de la descente, juste avant d'attaquer le DERNIER (!) col, celui de La Colombière il y a un gros ravitaillement.

 

Il est situé au "Reposoir" le bien nommé. Il faut d'abord poser son vélo pour y accéder. Les places sont chères. Je me faufile derrière une tente et tombe sur une bénévole excédé. Il charge des caisses de boissons. Il est furieux mais je ne sais pas si sa colère est dirigée contre nous ou contre ses collègues. En tout cas il m'aide à poser mon spad. Merci Monsieur ! (ainsi qu'à TOUS LES BENEVOLES : MERCI XXL !!!)

 

Besoin de frais !!! Je prends 2 ou 3 quartiers d'oranges, c'est divin.

Il y a du Perrier et qui n'est pas chaud ! J'en bois deux verres, pas plus, je ne veux pas risquer d'avoir mal au ventre ensuite par trop d'abus. Je décide de compléter le quart de la boisson énergétique qui me reste dans mon bidon par moitié Perrier, moitié Coca.

 

Du coup je me serais attardée 10 bonnes minutes ici, et le fait de marcher un peu à grandement atténué la douleur à ma plante de pied. Je n'essaye même pas d'ôter ma chaussure.

Boire mon mélange pas trop sucré, en partie frais et gazeux va bien me faciliter la montée au Col de la Colombière.

 

Je me motive : plus que 7,5 km de montée avant 10 km de descente avant l'arrivée ! 

 

Ok , la montée se fait avec le soleil qui tape un max de face.

 

Et pas de lacets dans cette côte : la route s'étire en serpentant et du coup nous voyons rapidement le chalet tout en haut qui marquera la fin de nos "souffrances" (tout est relatif).

C'est un peu comme dans le désert : on voit le point de chute alors qu'il est à des kilomètres.

 

Du coup je m'efforce de le zapper. Je ne regarde que ma roue avant, et les nombreux concurrents que je double. C'est terrible le nombre de personnes qui marchent à nouveau sur le côté.

 

Contrairement au mois de mai, la route est super nickel et j'arrive finalement à bout de cet ultime col en 51 mn (4463 ème)

"L'Etape du Tour " Annecy-Le Grand Bornand (08/07/2018)

Il y a beaucoup de personnes là haut pour nous acclamer.

Dans mes souvenirs il y aussi un speaker, j'en ai des frissons et c'est comme si c'était ici que j'avais vaincu mon Etape du Tour, comme si je venais de franchir la ligne d'arrivée.

J'éclate en sanglots, l'émotion, la satisfaction d'avoir réalisé ce qui me paraissait insurmontable il y a encore quelques mois.

 

Mais l'arrivée réelle se situe au Grand Bornand. 10 km encore à se laisser glisser dans une descente qui ne prendra fin qu'une fois arrivée dans le village.

Je ne prends aucun risque : ce serait si bête si près du but ! 

20 mn de descente tout en continuant de pleurer : impossible de stopper mes larmes !

"L'Etape du Tour " Annecy-Le Grand Bornand (08/07/2018)

Il y a un monde de folie pour nous accueillir ! Entre les familles et amis des participants et les Bornandins la foule est dense !

"L'Etape du Tour " Annecy-Le Grand Bornand (08/07/2018)

 

Un dernier virage sur la gauche et je vois l'arche d'arrivée montée après une passerelle longue d'environ 200 mètres.

M... je suis sur la plaque et dans ma joie d'en terminer je n'ai pas le réflexe de descendre sur le petit plateau . Résultat je suis obligée d'appuyer fortement sur ces 200 derniers mètres et bam, ma contracture revient et démultipliée ! 

 

Du coup je passe l'arche en pleurant de douleur cette fois.

Je sanglote ainsi et un bénévole se précipite vers moi. Heureusement car je ne pouvais même pas descendre de mon vélo. Pendant qu'il maintient ma monture un autre bénévole me déclipse le pied gauche te me tire la jambe afin de la basculer par dessus la selle.

 

Je pense enfin à arrêter mon chrono : 8h11

 

 

"L'Etape du Tour " Annecy-Le Grand Bornand (08/07/2018)

Très officiellement je termine donc cette épreuve en 8h25. Je n'aurai donc perdu qu'un petit 1/4 d'heure lors de mes arrêts.

 

Une fois pied à terre ma crampe disparait peu à peu.

 

De toute façon je suis obligée de marcher afin d'aller récupérer ma médaille et au passage de me servir en quartiers de pastèque très rafraichissants.

"L'Etape du Tour " Annecy-Le Grand Bornand (08/07/2018)

Je peine à m'orienter dans ces ruelles bondées de monde.

Je tombe sur une place en contre-bas de l'église où des stands sont dressés. J'aperçois la tente du team Skodä à l'extérieure de laquelle des tables de massage sont dressées. J'en rêve ! Je m'adresse à une monsieur portant la casquette du team afin de savoir si je peux en profiter. Il m'envoie promener poliment mais avec rudesse : je reconnais au dernier moment Le Blaireau ! (alias Bernard Hinault dont apparemment le caractère n'est pas usurpé)

 

Mais marcher me fait du bien .

Par contre je me sens seule au milieu de toute cette foule et de tous ces groupes qui laissent éclater leur joie. Je n'ai personne avec qui partager la mienne.

 

Je n'ai plus envie de m'éterniser, tant pis pour la pasta party.

Par contre où ai je garé ma voiture la veille ???

 

Je demande mon chemin à un jeune homme qui n'est pas du tout d'ici et qui ne peut me renseigner, mais il s'agit d'un journaliste pour le magazine Le Cycle auquel je suis abonnée et du coup répondre à ses quelques questions d'INTW me fait un bien fou : je partage enfin ma course avec quelqu'un !

 

Puis la mémoire me revient. ma voiture est garée à 3km à l'extérieur du Grand Bornand.

Je remonte sur mon vélo et la retrouve enfin. Je n'aurais pas pu faire un mètre de plus.

 

Mais que dire de tous ces cyclistes qui seront ensuite redescendus à Annecy en roulant, rajoutant ainsi quelques 35 km à leur compteur ??? (dont l'un de mes formateurs à l'INCM)

Admirative ...

 

Bref

 

Je suis 5008ème sur 12458 finishers, 147 ème féminine sur 653 (c'est tout !!!)

et 6ème dans ma catégorie d'âge (chez les féminines) sur 41 (de 55 à 60 ans)

67 pays étaient représentés

 

"L'Etape du Tour " Annecy-Le Grand Bornand (08/07/2018)

Merci à tous ceux qui m'auront lu jusqu'au bout !

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